Le jardin nous veut du bien !

En ce moment tout particulièrement, nos jardins sont nos refuges.  On s’y sent tellement bien ! Bien loin des tracasseries en tout genre, ils nous permettent de relativiser pas mal de choses et de ne garder en nous que l’essentiel…  Ils nous permettent aussi et surtout de nous sentir « libres », même si…

Petit tour de quelques plantes qui, ce jour, ont fait de l’oeil à l’objectif, après une grosse journée de plantations. Car oui, je dois absolument m’activer pour planter 120 arbres, arbustes et autres végétaux qui m’attendent encore en pots, résultat de mes pérégrinations en pépinières en janvier et février derniers.  Ce samedi soir, il m’en reste 99 à planter. A croire que j’avais senti venir le confinement !

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On commence avec un petit nouveau facile à trouver en pépinière : Euonymus japonicus ‘Paloma Blanca’.  Son port dressé va permettre de lui trouver une petite place dans tous les jardins.  Ses jeunes pousses blanc crème culminant en haut des tiges tout en contraste avec le feuillage plus ancien vert foncé, apporteront beaucoup de lumière là où il sera planté.  Je l’ai placé en contrebas d’un Osmanthus burkwoodii.

Nouveau dossier

Les Berberis sont de véritables boules de feu en ce moment, ‘Limoncello’ et ‘Orange Rocket’ se faisant particulièrement concurrence !

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Chaenomeles speciosa ‘Kinshiden’ a bien grandi en un an, et ouf de soulagement, uniquement les toutes premières fleurs ont été prises par le gel.

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Au pied d’un érable japonais, je viens de planter Fothergilla gardenii ‘Suzanne’. Petit arbuste d’environ 1m de haut, il est couvert en ce moment de ces fleurs bien particulières et légèrement parfumées.  Les feuilles apparaîtront juste après la floraison.  Avec en prime un joli feuillage rouge pourpre en automne !

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Et pour lui tenir compagnie, je lui ai trouvé Rhododendron ‘Princess Anne’, un classique bien connu à la floraison simultanée avec un contraste au niveau des formes.  Je trouve ces rhododendrons nains très utiles au jardin, rendant beaucoup de services pour garnir les pied des arbres et arbustes.

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En cette fin d’après-midi, le soleil jouait dans le jeune feuillage de l’Acer palmatum ‘Katsura’. Moment magique…

Fire & Ice : évolution

Première nuit de gel avec -1 degré au thermomètre ce matin.  Pas de gelée blanche, je crois que le gel n’est pas arrivé jusqu’au sol.  Toutes les floraisons sont encore bien là, histoire d’en profiter un jour de plus, et notamment le magnolia qui est littéralement couvert de fleurs !

Jusqu’à présent, le jardin d’hiver Fire & Ice s’étendait en un seul massif en forme de L en bordure de rue. Mais le plus agréable n’est-il pas de se retrouver immergé parmi les végétaux plutôt que de les contempler face à soi ?  C’est en tout cas ce que j’aime, de façon très personnelle.

Alors, l’esprit a commencé à bouillonner l’an dernier, et petit à petit, j’ai fait évoluer certaines choses.

IMG_0414 J’ai tout d’abord terminé d’enlever la grande bordure d’alchémilles longeant l’allée de l’entrée.  Elles ont fait leur temps, présentes à cet endroit depuis une bonne dizaine d’années.  Cela m’a pris pas mal d’heures à tout retirer car la bordure est longue et les alchémilles, c’est tenace, il ne faut pas en laisser un petit bout dans le sol par mégarde.

Les premiers 30 cm de terre qui bordent l’allée peuvent poser problème car on tombe à une certaine profondeur sur l’enrochement de l’allée, un vestige de chantier lors de la construction de notre maison. Je ne peux donc pas y planter n’importe quoi, et certainement pas des arbustes aux racines plus profondes.

Alors est apparue l’idée d’un jardin de bruyères, que j’adore et qui se plaisent très bien ici.  Quelques arbustes et petits arbres ont été plantés là où c’était possible et je viens de terminer la première vague de plantation avec une soixantaine de bruyères, dont en voici quelques-unes.

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Erica x darleyensis ‘Phoebe’ est une valeur sûre et très florifère.

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Celle-ci apporte beaucoup de lumière à l’ensemble : Calluna vulgaris ‘Spring Cream’.

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Celle-ci est la plus tonique de toutes les callunes plantées : Calluna vulgaris ‘Easter-Bonfire’, au pousses rouge corail. Un véritable coup de cœur !

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Calluna vulgaris ‘Zeta’ a la particularité de ne pas fleurir mais de passer à un feuillage jaune citron  en été; elle va apporter un joli contraste, plus haute que les bruyères d’hiver rose plantées juste à côté.

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Calluna vulgaris ‘Flamingo’, une petite merveille trouvée en Angleterre, dont les pointes du feuillage sont d’un rouge orangé.

Espérons que tout cela reprenne bien, on verra dans quelques mois ce qu’il en est.

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Côté rue, il y a aussi du changement ! Suite à l’enlèvement du gros laurier cerise (cliquer ici pour l’article), une zone d’environ 100 m² ne demandait qu’à être aménagée.  J’y ai planté une mini-forêt de Betula utilis var. jacquemontii, à la belle écorce blanche.  Vingt bouleaux ont été plantés assez serrés et je suis en train d’épandre du broyat à leur pied, et il en faut assez bien !  J’ai déjà la suite de l’aménagement en tête, mais la mise en œuvre sera pour l’automne prochain.

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Le temps des hellébores arrive à son terme, vite un petit dernier nouvellement arrivé au jardin.  L’envers des fleurs est déjà superbe, mais qui est-il…

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Vous savez que mes préférés sont les hellébores à feuillage.  Voici donc Helleborus ‘Dorothy’s Dawn’, qui a je crois le plus incroyable feuillage de tous les feuillages que j’ai pu admirer à ce jour.  Toujours mon avis très personnel, bien sûr !

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Des nuances argentées, des reflets rosés, des veines pourpres…  Sachons observer la nature de près et la savourer.

Allons voir aussi dans un autre massif ce qui s’y passe.

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Les floraisons printanières sont bien présentes, et parmi elles, une jolie petite spirée : Spiraea thunbergii ‘Mount Fuji’.  Plantée en automne dernier, il s’agit de sa première floraison au jardin.

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La spécificité de cette petite spirée à planter à l’avant-plan des massifs est son feuillage panaché de crème, qui fait écho aux petites fleurs blanches. Je la trouve particulièrement raffinée avec ses feuilles et ses fleurs tout en légèreté.

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Je file au jardin ! Prenez bien soin de vous, et surtout, restez bien les pieds sur terre !

* * * * *

Lorsque vous ne pouvez pas contrôler ce qui se passe autour de vous, mettez-vous au défi de contrôler la façon dont vous réagissez à ce qui se passe. C’est là que se trouve votre pouvoir.

* * * * *

Celui qui contrôle la peur des gens devient le maître de leurs âmes.

                                       Nicolas Machiavel

 

Cerisiers en fleurs

Le printemps n’est pas annulé ou reporté… Il est même bien présent, les feuillages débourrent, les floraisons se succèdent et voici donc le temps des Prunus, des cerisiers à fleurs !

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Prunus x subhirtella var. automnalis rosea est le tout premier à fleurir au jardin. Et pour cause : il commence sa floraison en automne, vers le mois d’octobre ou novembre, lorsque le temps est encore doux. Sa floraison s’étalera durant tout l’hiver s’il n’y a pas de gel. S’il gèle par contre, un peu de patience et dès le retour d’une période plus douce, une nouvelle floraison apparaîtra et ce jusqu’en mars. Il a donc tout à fait sa place dans un jardin d’hiver ou près de la maison pour en profiter au maximum.

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Ce cerisier plein de charme originaire du Japon devient un petit arbre d’un hauteur de 5 mètres au port évasé. Celui planté au jardin est encore jeune et ne demande qu’à s’épanouir… Il a bien sûr besoin de soleil comme tous les cerisiers. Ses nuances de rose clair sont d’un grand raffinement. Je lis dans le livre ‘Cerisiers du Japon’ de Franck Sadrin que le nom de ce cerisier en japonais ‘jugatsu-zakura’ signifie cerisier du dixième mois, en référence à sa floraison automnale.

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Autre valeur sûre, c’est Prunus mume ‘Beni-Chidori’. Le Prunus mume est en fait un abricotier du Japon qui fleurit fin février, début mars et offre des fleurs d’une couleur absolument incroyable, un rose très intense, visible de loin. Il a maintenant terminé sa floraison, les photos datent de fin février.

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J’ai planté ce cerisier il y a tout juste un an, au bord de la terrasse pour profiter, en plus de ses fleurs précoces, de l’ombre estivale fournie par sa ramure. Il est considéré de petite taille, mais est malgré tout annoncé à 4 mètres de hauteur pour environ la même envergure. Il a besoin d’un sol drainé et comme le cerisier présenté précédemment, vu la précocité de leurs floraisons, on essaiera de les planter à l’abri des vents hivernaux de façon à ne pas compromettre cette si belle floraison. Je suis ravie de sa croissance durant cette première année, les branches ont déjà pris environ 50 cm !

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Il y a ensuite celui acheté ce matin chez Benoît Choteau, la pépinière de référence pour notamment les cerisiers du Japon et autres cerisiers ornementaux. Cela faisait trois semaines que sa floraison me trottait dans la tête suite à une visite précédente à la pépinière. Prunus campanulata ‘Felix Jury’ et ses jolies fleurs en forme de clochettes bien pendantes et d’un rose soutenu absolument magnifique a été planté au jardin ce jour ! Vivement qu’il grandisse…

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Une petite précision concernant ce cerisier : il est résistant au froid jusqu’à -12 degrés maximum, il vaut mieux le savoir avant de partir à sa recherche. J’ai lu que les Prunus campanulata sont originaires de Taiwan, région plus chaude, mais le cultivar ‘Felix Jury’ a été sélectionné comme étant celui qui résiste le plus au gel dans les campanulata. Sa floraison a lieu en même temps que l’apparition d’un feuillage vert clair, ce qui met bien la couleur des fleurs en valeur.

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Passons ensuite au dessert avec les amandes en devenir du Prunus dulcis ‘Robijn’. En effet, cet amandier est tout d’abord un arbre fruitier car ce cultivar donne de délicieuses amandes. Mais sa floraison n’est pas mal non plus ! Planté l’an dernier (voir l’article ici), il a vraiment bien prospéré pour sa toute première année au jardin !

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La photo a été prise il y déjà deux semaines, en début de floraison. ‘Robijn’ est en ce moment absolument couvert de fleurs et j’espère que les premiers bourdons et autres insectes butineurs l’ont bien repéré et font leur ouvrage consciencieusement.

Un autre cerisier va bientôt fleurir, appartenant à la famille des persica, dont la floraison succèdent aux mume; ses bourgeons commencent à s’ouvrir, on en reparle très vite !

On se quitte avec une dernière photo du petit nouveau, Felix, juste pour le plaisir des yeux…

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Hellébores, un autre regard

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Les hellébores, ce sont aussi des plantes à beaux feuillages si l’on ose emprunter les chemins de traverse, là où j’aime m’aventurer.  Cette feuille n’est-elle pas tout un spectacle par elle-même ?

Ce feuillage bleu argenté me ravit, il apporte beaucoup de lumière et est un véritable complément à la fleur, plutôt petite, que voici.

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Helleborus x sternii ‘Silver Dollar’, car c’est son nom, nous offre sa floraison depuis plus d’un mois. Les fleurs se succèdent, et une fois fanées, restent très décoratives puisqu’elle perdurent durant la fructification en prenant de jolies teintes vieux rose, assorties au pourpre des tiges.

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On la plantera dans un sol bien drainé et en situation abritée.  Plusieurs exemplaires de cette petite merveille forment un petit massif dans le jardin d’hiver Fire & Ice, à proximité des bruyères rose.

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Autre type de feuillage de toute beauté offert par les hellébores, voici celui veiné de Helleborus lividus ‘Pink Marble’.  Pris en photo hier juste avant que le soir ne tombe; les clichés manquent de lumière.  Variété tout récemment plantée, je dois avouer que j’ai foncé lors de l’achat sans me renseigner au préalable sur qui croisait ma route.

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La variété lividus s’avère peu rustique et je l’ignorais.  Pas grave, on essaie et on verra. J’ai quand même choisi un endroit de plantation le plus abrité possible au jardin et bien évidemment un très bon drainage. Dommage pour son manque de rusticité car sa fleur est si délicate. Wait and see…

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Il y aussi Helleborus nigercors ‘Ivory Prince’, planté depuis une dizaine d’années et que j’ai déjà divisé plusieurs fois.  Il a survécu à deux hivers terribles où le jardin a flirté avec les  -16 et -18 degrés.   Un coriace, donc.

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Au final, je me rends compte que je ne suis pas très attirée par les hellébores orientaux, dont le feuillage ne m’a jamais vraiment plu et qu’il faut couper lors de la floraison pour éviter les maladies.

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Et puis, il y a bien sûr la belle Anna’s Red, qui est mon coupe de cœur absolu, planté il y a deux ans et à qui j’ai dédié un article ici : La belle ‘Anna’s Red’.  Les pieds se sont déjà très bien étoffés !

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Côté lecture, je ne peux que recommander ce très beau livre en anglais, extrêmement complet, sur le sujet : Hellebores, a Comprehensive Guide de Burrell & Tyler, aux éditions Timber Press.  Acheté cet hiver, il m’accompagne ce dimanche alors que dehors, la tempête Dennis sévit...

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Beautés arachnéennes

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Leurs longs pétales en filaments ne font fuir personne, bien au contraire ! Nul ne reste indifférent à la beauté des hamamélis, qui sont en pleine floraison pour le moment.

Il n’y en a que deux au jardin (c’est un début !), plantés bien sûr dans le jardin d’hiver Fire & Ice, où ils attirent le regard au milieu des perce-neige, hellébores et conifères nains.

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Le tout premier qui fut planté il y a maintenant un an et demi est Hamamelis x intermedia ‘Jelena’.  Une merveille et je pense mon préféré ! Ce cultivar remporte tous les suffrages de par ses nuances de couleurs aux reflets cuivrés. Fleurs au cœur bordeaux foncé, d’où s’étendent de longs et fins pétales en dégradé d’orange. Son port est très étalé et ses fleurs parfumées.

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Le second est très différent, aux pétales bien plus courts; il s’agit de Hamamelis vernalis ‘Amethyst’, planté il y aura tout juste un an pour sa jolie floraison pourpre clair.  Le port du vernalis est en gobelet et c’est son intérêt par rapport à l’intermedia, au port plus étalé.  Le vernalis est aussi plus résistant que l’intermedia. Par contre, il peut rejeter du pied.  ‘Amethyst’ fleurit un peu plus tardivement que ‘Jelena’.

La floraison de l’hamamélis dure un bon mois et tient bon face aux caprices de la météo hivernale.  En choisissant différents cultivars dont la floraison se succédera, on peut ainsi couvrir une période de floraison allant de janvier à mars.  Voilà qui est intéressant.

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C’est au soleil que je préfère sa couleur… un coup de cœur.

Les hamamélis demande un sol drainé et légèrement acide. Le feuillage rappelle furieusement celui des noisetiers et prendra en général de belles teintes automnales.

Voilà, on a fait le tour de ce qui est visible en hamamélis au jardin pour le moment. C’est un peu court, me direz-vous… sauf que…

La promenade des hamamélis se tient en ce moment à l’arboretum de Kalmthout et ce fut l’occasion il y a deux semaines d’admirer ces beautés tout en profitant d’une visite guidée qui a duré 2h30 au lieu d’une heure ! Nous étions comblés…  Je vous conseille cette visite guidée : notre accompagnatrice au français impeccable nous a distillé toutes les anecdotes possibles sur la famille De Belder et leur histoire, l’évolution de l’arboretum, comment Jelena et son époux Robert ont fait le choix de certains noms de cultivars, comment est apparu ‘Sister Jelena’ sur le marché.  Bref, de petites histoires sympathiques que tout amateur prend plaisir à écouter.

C’est là que j’ai appris également que les parfums diffèrent selon les hamamélis.  Les intermedia offrent par exemple un parfum plutôt citronné et frais, alors que le parfum d’un vernalis sera plus sucré.  Il faudra aussi de la patience pour profiter pleinement de ces senteurs car les hamamélis grandissent très lentement.  Ils sont vendus principalement greffés (sur H. vernalis ou H. virginiana) et il vaut mieux vérifier régulièrement que le porte-greffe ne rejette pas au pied, surtout s’il s’agit de H. vernalis. Dixit notre guide.

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Hamamelis x intermedia ‘Böhlje’s Feuerzauber’ était juste magnifique dans l’arboretum.

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C’est lorsque le soleil apparaît au milieu des nuages que les hamamélis irradient.  Ici Hamamelis x intermedia ‘Ruby Glow’, que l’on trouve plutôt facilement en pépinière.

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Le jaune citron ou plus doré, toutes les teintes orangées et cuivrées, le bordeaux, le rouge se déclinent en 118 cultivars que propose l’arboretum.  Il s’agit de la plus grande collection d’hamamélis en Europe accessible au public.  Le spécialiste anglais en hamamélis Chris Lane en possède 125, mais sa collection reste privée et non accessible au public, toujours selon notre guide.

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Hamamelis x intermedia ‘Robert’

L’hamamélis prend vraiment son temps pour se développer, raison qui justifie son prix à l’achat car les plantes ont déjà quelques années avant de pouvoir être commercialisées.

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Cependant, la mode est passée par là et l’on peut trouver à présent ce port plus fastigié, comme sur la photo ci-dessus de Hamamelis x intermedia ‘Livia’.  La plante a été formée, taillée pour obtenir un port plus colonnaire.  Personnellement, je préfère sans aucune hésitation le port naturel, mais il faut avouer que cette taille de formation permet aux petits jardins d’accueillir malgré tout un hamamélis.

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Hamamelis japonica x vernalis

Si vous êtes tentés, la pépinière Le Try à Ottignies, tout voisine, est spécialisée dans les hamamélis, vous y trouverez certainement votre bonheur !

Le cyclamen coum

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Pour magnifier le jardin en hiver, nous pouvons bien sûr accueillir des feuillages persistants, de belles écorces ou encore des bois colorés, mais également de jolies floraisons, et ce en plein mois de janvier.

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Au premier regard, on pourrait croire que ces fleurs sont destinées à nos intérieurs, mais il n’en est rien.  Le Cyclamen coum (surnommé cyclamen du Caucase ou cyclamen de l’île de Cos) a bien sa place dans nos jardins.

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Très rustique puisque résistante à -15 degrés sans aucun problème, cette jolie plante vivace tubéreuse fleurit en ce moment-même.

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Côté plantation, ces cyclamens demande une terre légère et légèrement acide et une ombre légère en été.  L’endroit idéal est donc au pied des arbres, qu’ils viendront habiller durant l’hiver.  Ne pas planter les tubercules trop profondément, au risque de les voir pourrir.  Car oui, c’est l’humidité stagnante du sol qui sera leur principal ennemi.

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J’ai acheté ceux-ci en pots afin de bien choisir non seulement la couleur des fleurs, mais aussi le feuillage de forme arrondie, dont la beauté ne doit vraiment pas être sous-estimée. Feuillage gris bleuté ou aux marbrures argentées et contrastées, le choix est bien présent.

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Les deux variétés choisies, un rose magenta et un rose très pâle, ont été installées dans le jardin d’hiver Fire & Ice, respectivement au pied de l’Acer griseum et de l’Acer palmatum ‘Sango Kaku’.

Une fois établis, on les laisse vivre leur vie sans plus y toucher durant plusieurs années. Ils n’apprécient apparemment pas d’être transplantés. Ils se feront invisibles durant l’été quand ils rentreront en dormance et c’est là qu’il ne faudra pas les oublier en les arrachant par mégarde.  Il formeront au fil du temps de beaux tapis fleuris.

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Quelle délicatesse dans les pétales, ce cyclamen est vraiment un must au jardin en hiver !

Métamorphoses

J’aurais pu également choisir comme titre « Fire & Ice : Phase 2 », mais la sonorité et la définition de ce mot ‘métamorphoses’ me plaisent beaucoup.  Car oui, le jardin d’hiver est en train de s’agrandir…

En ce dimanche où les jours vont bientôt rallonger, je peux dire que le solstice d’hiver constitue une passerelle vers un nouveau départ.  J’aime assez !

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En premier lieu, je suis en train de faire disparaître la grande bordure d’alchémilles mollis qui longe l’allée de l’entrée.  Elle a fait son temps, elle m’a rendu service pendant dix ans, mais elle ne cadre plus avec le style vers lequel cette partie du jardin se dirige.

Il s’agit là d’un sacré travail, que j’exécute petit à petit, car l’alchémille est une plante aux racines plutôt coriaces et il ne faut pas en laisser dans le sol, sous peine de la voir pousser à nouveau.  Je suis arrivée à la moitié de la tâche, soit environ 12 mètres de bordures arrachées, et dès que la météo et mes congés le permettront, je reprendrai les séances d’arrachage.

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En plein milieu de cette bordure, j’ai déjà effectué quelques plantations, que l’on discerne à peine.  Au milieu, un beau Nyssa sylvatica à trois troncs, ramené de la pépinière de Kalmthout, est venu prendre place.   Je reparlerai de cet arbre aux couleurs magnifiques le printemps prochain, lors du débourrage de son feuillage.

Tout à droite, mais hors cadre, j’ai enfin trouvé (grâce à l’aide précieuse de mon amie-jardin F., que je remercie !) le Liquidambar styraciflua ‘Naree’.  Patience pour les premières photos…

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Les Cornus sibirica ‘Midwinter Fire’ portent vraiment bien leur nom.  On ne voit qu’eux à gauche lorsque le soleil s’y reflète (ou pas !).

Lors de l’abattage des bouleaux, fin décembre 2017, qui marque le début du remaniement complet de cette zone (voir l’article à ce sujet ici). j’avais laissé en place ce grand laurier-cerise, pris à l’époque dans les bambous et finalement apportant de l’ombre aux jeunes plantations à sa gauche.  Mais il temps d’embrayer et de passer la vitesse supérieure !

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Cette semaine, j’ai fait table rase et le laurier-cerise a été abattu.  Il me reste à déplacer toutes les branches près du garage et à les broyer; travail en cours…

J’aime la vue du jardin d’hiver sur cette photo.  Les rameaux nus colorés des arbustes apportent de la lumière et la haie de hêtres de mes voisins ne pouvait pas mieux tomber comme fond de massif car elle aussi apporte beaucoup d’éclat et d’harmonie à l’ensemble.

Avez-vous remarqué que j’ai écrit « métamorphoses » au pluriel dans le titre ?

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En voici la raison. Tout contre la maison à l’arrière, trois vieux hêtres ont été démontés début novembre, constituant une entreprise assez ardue car ils étaient si proches de la maison, à peine quelques mètres.  Tout s’est très bien déroulé grâce à l’intervention de Nicolas Rijs.  Ces hêtres étaient touchés par la maladie, comme le sont nombre d’entre eux malheureusement dans nos régions, et également abîmés par le soleil.  Une décision difficile mais vraiment nécessaire, il ne fallait plus trop traîner.

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C’était donc début novembre.  Depuis, j’ai terminé de ranger les 40 stères de bois (il n’en fallait vraiment pas plus !), et l’an prochain, je pourrai envisager la suite de l’aventure…

 * * * * *

« On ne peut rêver que si l’on a les pieds sur terre.  Plus les racines sont profondes, plus les branches sont porteuses. »

                                                                                   Juliette Binoche

Sous le givre

A trois ou quatre reprises depuis le début de l’automne, les températures sont descendues sous zéro, à peine de quelques degrés, mais c’est ce samedi matin que le givre matinal, associé à un soleil étincelant, a déposé ses diamants sur les feuillages et fleurs au jardin.

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Spiraea japonica ‘Magic Carpet’ a bien été saupoudrée…

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Les roses de Louis Lens sont toujours en fleurs en ce moment… Ici ‘Heavenly Pink’, un must au jardin, tellement florifère.

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En tournant autour de Hydrangea arborescens ‘Invincibelle’ pour obtenir la plus belle lumière possible, j’ai trouvé ‘the place to be’ !

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Telles des roses en sucre fondant, les boutons du rosier ‘Bonica’ donnent envie de les croquer !

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Bien que sa floraison soit terminée, Abelia grandiflora continue d’attirer le regard grâce à ses bractées rosées.

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Les premières fleurs de Viburnum bodnantense ‘Dawn’, sont en train de s’épanouir.

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Le feuillage du rosier ‘Olivier’s Dream’ déborde de santé !

Gel novembre

Et last but not least, le rouge bordeaux du Ligustrum obstusifolium regelianum est mis en valeur par ce saupoudrage hivernal.

Mais l’automne n’a pas encore tiré sa révérence…

 * * * * *

« It is always the simple that produces the marvelous »

                                                                    Amelia Barr

The Beauty of Decay

Depuis ce matin, la pluie s’est installée, mais sans s’y acharner, sur le jardin. Les feuilles en habits d’automne sont maintenant détrempées et ne vont pas tarder à tomber, aidées par le froid et les deux gels nocturnes que l’on a connus cette semaine.

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Dans le jardin d’hiver Fire & Ice, le massif de Cornus sanguinea ‘Midwinter Fire’ est bien visible de par son feuillage doré. Il ne reste plus qu’à attendre la chute de ses feuilles pour que le bois coloré se dévoile.

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Près de la terrasse, l’Acer palmatum ‘Orange Dream’, qui a été déménagé vers un emplacement moins ensoleillé, a été remplacé l’automne dernier par un Ligustrum obtusilianum regelianum, qui à terme va apporter de la structure à l’endroit de par son port et un travail de taille régulier. Son feuillage est de toute beauté en ce moment. Du pourpre, du violet foncé, cet arbuste est vraiment prometteur. J’en reparlerai plus en détails dans un prochain article.

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L’Heptacodium miconioides ‘Tianshan’ est toujours en fleurs en ce 1er novembre et de toute évidence, l’automne n’a pas d’emprise sur son feuillage, du moins pas encore.

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La preuve qu’il n’est pas indispensable d’avoir des fleurs pour avoir de la couleur au jardin ! Le rose de l’Acer palmatum ‘Marlo’ s’intensifie de jour en jour, jusqu’à ce que le cours de l’automne ne le rattrape… A son pied, Pennisetum alopecuroides ‘Hameln Gold’ déploie ses écouvillons. Je devrai déplacer ce mois-ci l’azalée à sa gauche, qui vivote car pas satisfaite de cet endroit, et diviser en février prochain la touffe de pennisetum.

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Je crois n’avoir pas encore parlé du tout de cet arbre, planté tout petit l’hiver dernier, mais qui a déjà doublé de hauteur en une saison. Ulmus parviflora ‘Jacqueline Hillier’ est un orme au port particulièrement tortueux et aux très petites feuilles bien nervurées. Une belle découverte. Je viens de lui faire sa toute première taille de formation afin de dévoiler tout doucement le tronc. A suivre…

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Le feu s’installe également dans les sumacs de Virginie. A l’avant-plan, Rhus typhina ‘Dissecta’ au feuillage plus découpé, a des couleurs plus orangées et contraste avec l’Osmanthus heterophyllus ‘Goshiki’ qui ne devrait plus tarder à fleurir si tout va bien.

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Ambiance de saison… L’automne est bien là, qu’on le feuille ou pas 😉

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Voici une des curiosités du moment au jardin. Il s’agit d’un arbousier, plus précisément Arbutus unedo ‘Compacta’.

Malgré son petit nom ‘Compacta’, il faut garder à l’esprit que cet arbousier va culminer à 2m50, voire 3m de hauteur. Il est bien ramifié et montre une particularité au niveau de sa mise à fruit. Les fleurs (première photo dans la mosaÏque, et je m’aperçois que la photo doit faire un quart de tour dans le sens inverse des aiguilles d’une montre) apparaissent la première année sous forme de grappes blanches qui rappellent selon moi les fleurs des pieris, et ce n’est que durant la seconde année que la fructification se fera pour donner ces fruits originaux, d’abord verts, puis jaunes et enfin rouges. Résultat : l’arbuste porte en ce moment-même aussi bien des fleurs que des fruits. Les fruits sont comestibles, on peut en faire des confitures et il existe aussi des bonbons à l’arbousier. On comprendra donc qu’on le nomme également l’arbre à fraises.

Du soleil et un sol bien drainé sont nécessaires pour réussir cet arbuste et bien qu’il soit originaire du sud de l’Europe, on le dit résistant à -12 degrés sans problème.

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Bien qu’absent dans le ciel ce jour, le soleil est présent dans les feuillages de certains érables…

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A l’avant-plan, Rosa ‘Alden Biesen’ continue inlassablement de fleurir et sa fructification se fait de plus en plus visible. Au fond, les sumacs explosent de bonheur… et moi aussi…