Sous le givre

A trois ou quatre reprises depuis le début de l’automne, les températures sont descendues sous zéro, à peine de quelques degrés, mais c’est ce samedi matin que le givre matinal, associé à un soleil étincelant, a déposé ses diamants sur les feuillages et fleurs au jardin.

IMG_8521

Spiraea japonica ‘Magic Carpet’ a bien été saupoudrée…

IMG_8538

Les roses de Louis Lens sont toujours en fleurs en ce moment… Ici ‘Heavenly Pink’, un must au jardin, tellement florifère.

IMG_8536

En tournant autour de Hydrangea arborescens ‘Invincibelle’ pour obtenir la plus belle lumière possible, j’ai trouvé ‘the place to be’ !

IMG_8548

Telles des roses en sucre fondant, les boutons du rosier ‘Bonica’ donnent envie de les croquer !

IMG_8557

Bien que sa floraison soit terminée, Abelia grandiflora continue d’attirer le regard grâce à ses bractées rosées.

IMG_8549

Les premières fleurs de Viburnum bodnantense ‘Dawn’, sont en train de s’épanouir.

IMG_8563

Le feuillage du rosier ‘Olivier’s Dream’ déborde de santé !

Gel novembre

Et last but not least, le rouge bordeaux du Ligustrum obstusifolium regelianum est mis en valeur par ce saupoudrage hivernal.

Mais l’automne n’a pas encore tiré sa révérence…

 * * * * *

« It is always the simple that produces the marvelous »

                                                                    Amelia Barr

The Beauty of Decay

Depuis ce matin, la pluie s’est installée, mais sans s’y acharner, sur le jardin. Les feuilles en habits d’automne sont maintenant détrempées et ne vont pas tarder à tomber, aidées par le froid et les deux gels nocturnes que l’on a connus cette semaine.

2019-11-01

Dans le jardin d’hiver Fire & Ice, le massif de Cornus sanguinea ‘Midwinter Fire’ est bien visible de par son feuillage doré. Il ne reste plus qu’à attendre la chute de ses feuilles pour que le bois coloré se dévoile.

IMG_8343

Près de la terrasse, l’Acer palmatum ‘Orange Dream’, qui a été déménagé vers un emplacement moins ensoleillé, a été remplacé l’automne dernier par un Ligustrum obtusilianum regelianum, qui à terme va apporter de la structure à l’endroit de par son port et un travail de taille régulier. Son feuillage est de toute beauté en ce moment. Du pourpre, du violet foncé, cet arbuste est vraiment prometteur. J’en reparlerai plus en détails dans un prochain article.

IMG_8319

L’Heptacodium miconioides ‘Tianshan’ est toujours en fleurs en ce 1er novembre et de toute évidence, l’automne n’a pas d’emprise sur son feuillage, du moins pas encore.

IMG_8338

La preuve qu’il n’est pas indispensable d’avoir des fleurs pour avoir de la couleur au jardin ! Le rose de l’Acer palmatum ‘Marlo’ s’intensifie de jour en jour, jusqu’à ce que le cours de l’automne ne le rattrape… A son pied, Pennisetum alopecuroides ‘Hameln Gold’ déploie ses écouvillons. Je devrai déplacer ce mois-ci l’azalée à sa gauche, qui vivote car pas satisfaite de cet endroit, et diviser en février prochain la touffe de pennisetum.

IMG_8318

Je crois n’avoir pas encore parlé du tout de cet arbre, planté tout petit l’hiver dernier, mais qui a déjà doublé de hauteur en une saison. Ulmus parviflora ‘Jacqueline Hillier’ est un orme au port particulièrement tortueux et aux très petites feuilles bien nervurées. Une belle découverte. Je viens de lui faire sa toute première taille de formation afin de dévoiler tout doucement le tronc. A suivre…

IMG_8129

Le feu s’installe également dans les sumacs de Virginie. A l’avant-plan, Rhus typhina ‘Dissecta’ au feuillage plus découpé, a des couleurs plus orangées et contraste avec l’Osmanthus heterophyllus ‘Goshiki’ qui ne devrait plus tarder à fleurir si tout va bien.

IMG_8296

Ambiance de saison… L’automne est bien là, qu’on le feuille ou pas 😉

blog

Voici une des curiosités du moment au jardin. Il s’agit d’un arbousier, plus précisément Arbutus unedo ‘Compacta’.

Malgré son petit nom ‘Compacta’, il faut garder à l’esprit que cet arbousier va culminer à 2m50, voire 3m de hauteur. Il est bien ramifié et montre une particularité au niveau de sa mise à fruit. Les fleurs (première photo dans la mosaÏque, et je m’aperçois que la photo doit faire un quart de tour dans le sens inverse des aiguilles d’une montre) apparaissent la première année sous forme de grappes blanches qui rappellent selon moi les fleurs des pieris, et ce n’est que durant la seconde année que la fructification se fera pour donner ces fruits originaux, d’abord verts, puis jaunes et enfin rouges. Résultat : l’arbuste porte en ce moment-même aussi bien des fleurs que des fruits. Les fruits sont comestibles, on peut en faire des confitures et il existe aussi des bonbons à l’arbousier. On comprendra donc qu’on le nomme également l’arbre à fraises.

Du soleil et un sol bien drainé sont nécessaires pour réussir cet arbuste et bien qu’il soit originaire du sud de l’Europe, on le dit résistant à -12 degrés sans problème.

IMG_8354

Bien qu’absent dans le ciel ce jour, le soleil est présent dans les feuillages de certains érables…

IMG_8154

A l’avant-plan, Rosa ‘Alden Biesen’ continue inlassablement de fleurir et sa fructification se fait de plus en plus visible. Au fond, les sumacs explosent de bonheur… et moi aussi…

Les prémices de l’automne

Nous n’y sommes pas tout à fait en automne; les couleurs flamboyantes ne sont pas encore présentes dans les arbres qui entourent la maison. Néanmoins, certains signes ne trompent pas et le jardin prend doucement des allures où la mélancolie et la flamboyance s’entremêlent intimement.

IMG_8072

Dans le massif Purple Paradize, le feuillage de Azalea ‘Corneille’, plantée ce printemps, est juste incroyable. Un beau pourpre, une belle surprise en fait car je ne pensais pas que le feuillage automnal allait avoir ce rendu si agréable au regard. J’aurai l’occasion de parler de cette azalée de Gand plus en détail au printemps prochain, quand elle sera en fleurs, mais l’on peut déjà en dire qu’elle a parfaitement résisté à la canicule de cet été : les feuilles ont impeccablement tenu le coup face au soleil brûlant.

IMG_8036

Avant d’aller voir ce qui se passe dans le jardin d’hiver Fire & Ice, voici deux photos du massif Woodland Walk, où enfin les bords du gazon semé l’automne dernier ont été découpés selon leur tracé final. Impossible de réaliser ce travail cet été vu la sécheresse du sol. Les bords ont été tracés avec une corde, il s’agit là d’une activité à ne pas sous-estimer car les courbes doivent être agréables à l’œil, bien fluides. La demi–lune a fait son œuvre et la bêche a suivi pour scalper les parties débordantes de la pelouse. Il ne reste plus qu’à venir ajouter du broyat pour bien recouvrir la terre, il s’agira d’une de mes occupations de novembre probablement.

IMG_8028

Invitation à la promenade… J’arrive…

Nouveau dossier

Voici un de mes chouchoux, le Taxodium ascendens ‘Nutans’, conifère aux aiguilles caduques. On connaît le taxodium pour ses couleurs automnales flamboyantes, mais aussi pour une particularité : ses pneumatophores. Mais qu’est-ce donc ? Vous irez voir cela sur internet en images, il s’agit de protubérances racinaires qui aident l’arbre à respirer lorsqu’il est planté dans ou tout près de l’eau. On pourrait donc croire qu’il a besoin d’être planté en bordure d’eau, sauf que… ce n’est pas obligatoire et un sol frais peut aussi convenir à ce magnifique résineux. Il ne fera alors pas de pneumatophores et vivra sa vie tranquillement. Planté en décembre dernier, je ne l’ai pas choisi trop petit pour qu’il ait dès que possible une certaine présence au jardin. D’autre photos en d’autres saisons suivront, mais voici déjà l’orange automnal qui s’installe un peu partout dans la ramure. Un spectacle qui va évoluer au fil des jours et des semaines à venir, jusqu’à ce que le conifère perde ses aiguilles et offre une vision de lui-même plus dramatique. Affaire à suivre…

IMG_8085

Dans le massif Fire & Ice, les festivités hivernales se préparent doucement. J’ai beaucoup planté dans cette plate-bande cette année, et les couleurs des feuillages persistants et des bois et écorces remarquables sont bien présentes.

Nouveau dossier-001

J’ai enfin trouvé des Bergenia ‘Bressingham Ruby’, un cultivar dont les feuilles virent au bordeaux intense en hiver. J’en ai planté une bonne dizaine au pied du Betula nigra ‘Heritage’. Entre les bergenias ont été plantés et dorment en ce moment une centaine de bulbes de perce-neige. Il ne reste plus qu’à patienter encore quelques mois…

IMG_8091 (2)

Cet été, en visitant les jardins de Wisley, j’ai pu admirer cette magnifique association de Juniperus squamata ‘Blue Star’ et de Erica arborea ‘Albert’s Gold’. Il me fallait absolument retrouver cette scène au jardin. J’ai ramené d’Angleterre une première bruyère, la grande en arrière-plan de la photo et par la suite, j’ai pu en trouver deux autres ici en Belgique. Résultat : une association tout en fraîcheur. Tout doit bien sûr grandir, mais en multipliant le nombre de plants de chaque espèce (trois de chaque ici), la scène est déjà agréable à regarder.

Je dois avouer qu’en ce moment, il m’est impossible par manque de temps d’évoquer toutes les particularités des plantes présentées ici, mais on y reviendra cet hiver, quand le quotidien aura repris un cours un peu plus tranquille.

2019-10-19

Une dernière mosaïque pour clôturer cet article et peut-être vous faire découvrir un photinia un peu spécial. Car oui, il s’agit bien d’un photinia, bien différent du photinia x fraseri que l’on connaît tous. Son nom est Photinia davidiana ‘Palette’. J’ai eu un coup de cœur pour ses panachures si particulières et les tons de rose, de saumon et de crème illuminant l’arbuste durant toute l’année. Il s’agit d’un arbuste aux dimensions modestes pour un photinia, puisqu’il ne devrait pas dépasser une fois adulte les 2,5 mètres de hauteur environ et un peu moins en largeur. Il fleurit en été, mais je n’ai pas eu l’occasion de prendre des photos. Originaire de Chine et du Vietnam, son feuillage a très bien résisté au soleil intense de cet été et ce n’est pas peu dire car il est on ne peut plus exposé. Prévoir un bon drainage à la plantation dans un sol légèrement acide, tailler légèrement au printemps et il apportera beaucoup de lumière dans le massif où les verts sont fort présents.

* * * * *

« Viens, on met les voiles, on part camper sur les étoiles »

Attirances

IMG_8003

Pas de signe visible de l’arrivée de l’automne; les verts sont encore bien présents au jardin.  Pourtant, ça et là, quelques feuilles commencent à tomber; les arbustes en fleurs actuellement ont des floraisons tellement présentes, comme une dernière séance où l’artiste se donne à fond.

19-10-05

Les roses donnent le maximum d’elles-mêmes, attirant notre regard.  Petit florilège de quelques variétés au jardin : ‘Alden Biesen’ (qui nous gratifiera ensuite d’une magnifique fructification), le délicat ‘Blush Noisette’, ‘Bonica’ (surnommé le rosier du débutant tellement il est facile de culture), ‘Summer Song’ (auquel je tiens beaucoup pour les souvenirs qu’il m’évoque) et ‘Guislaine de Féligonde’ (un grand classique qui se doit d’être planté dans tout jardin).

IMG_7954

En face de la veranda, l’Acer palmatum ‘Marlo’ a poussé de façon extraordinaire cette année, plus que les années précédentes.  Il s’agit d’un érable japonais nain, il a été planté voilà une dizaine d’années et il ne dépasse pas les deux mètres de hauteur environ.

IMG_7956

Son feuillage vu de près est incroyable et vaut toutes les floraisons.  Un sol bien drainé est indispensable pour sa survie.  Il peut voir son feuillage attaqué au printemps par les pucerons; dans ce cas, je passe un coup de jet d’eau puissant sur les branches et on n’en parle plus.

IMG_8021

Les bruyères, Erica darleynsis ‘White Perfection’, débordent de leur place assignée.  Depuis l’an dernier, je les laisse doucement envahir le bord des pavés par endroits et elles ont l’air d’apprécier ce sentiment de semi-liberté.  Elles sont couvertes de boutons floraux, le spectacle sera bien au rendez-vous cet hiver !

19-10-007

Je crois n’avoir jamais parlé de cette petite merveille, plantée au jardin depuis l’an dernier.  Il s’agit de Daphne transatlantica ‘Eternal Fragrance’.  On le croise de plus en plus en pépinière, tant il a du succès.  Feuillage persistant à la forme élégante assurant une belle structure durant l’hiver, une floraison légère, mais ininterrompue de mai jusqu’en automne (la photo a été prise hier samedi) et des fleurs parfumées.  Pas de taille nécessaire, bref que des atouts pour ce bel arbuste, qui je pense doit être planté à un endroit de passage pour pouvoir en profiter au maximum.

IMG_8018

C’est bien sûr en ce moment l’heure de gloire des asters. On les voit absolument partout.  Je n’en ai pas trop au jardin, juste à quelques endroits pour rehausser certains massifs.

19-10-006

Les achats d’arbustes et autres végétaux et leur plantation au jardin se poursuivent inlassablement chaque semaine.  Voici un élu de la dernière fournée : Zenobia pulverulenta ‘Blue Sky’, dont il faut quand même dire quelques mots. Sa floraison sous forme de petites clochettes blanches a lieu de mai à juillet, ce qui lui vaut son surnom de muguet en arbre.  Son feuillage est recouvert d’une pruine bleutée et est semi-persistant. Il a l’air délicat et pourtant, on dit qu’il résiste à -20 degrés sans problèmes.  Je l’ai planté juste à l’arrière du rosier ‘Bonica’, formant ainsi une association plutôt romantique.  A planter en sol acide, frais et drainé et impérativement à la mi-ombre.  Il paraît que ses couleurs automnales sont très jolies également, on verra dès lors cela d’ici peu.

19-10-05 (2)

Une autre plantation à épingler en ce moment, certes moins romantique mais plus zen à mes yeux, est celle du Chamaecyparis obtusa ‘Teddy Bear’.   Je ne comprends pas la raison de la dénomination de ce cultivar car sa particularité n’a rien à voir avec les ours en peluche ! Je l’ai croisé par le plus grand des hasards en pépinière et j’ai eu un coup de cœur pour sa ramure fine, légèrement tordue et qui rappelle étrangement les frondes des fougères. Il craint quelque peu la sécheresse du sol; je vais donc devoir veiller à des arrosages réguliers durant ses premières années. Il atteindra plus de deux mètres de hauteur et je pense que ses branches devront être taillées à un moment, tout en douceur, pour préserver la spécificité de sa ramure.  Mais nous n’y sommes pas encore, patience !

 *  *  *  *  *

Le jardin peut parfois être comme l’ambre qui emprisonne le temps.  Le souvenir d’une plantation… Le jardin est un véhicule de la nostalgie, une pâtisserie de la vie.

Dites-le avec des fleurs !

IMG_7943

L’été nous tourne le dos depuis quelques jours et la pluie bienfaitrice a enfin daigné apparaître.  Une bonne nouvelle pour le jardin, même si cela met quelque peu à mal l’organisation des séances de jardinage.  Les pots d’arbustes et autres plantes, fruits des récoltes hebdomadaires dans les pépinières et de ma passion chlorophyllienne, s’accumulent; il n’est pas question de se laisser déborder.

blog-001

Les floraisons sont toujours bien présentes et les fleurs de mon Heptacodium miconoides, planté en juin dernier, se sont enfin ouvertes.  Cet arbre est venu remplacer un énorme lierre arborescent à l’arrière de la maison, qui devenait plus qu’envahissant et menaçait les plantes voisines.  On peut dire que le parfum de l’heptacodium est une addiction; chaque fois que je passe devant lui, je ne peux m’empêcher de respirer ses pétales.

Heptacodium miconoides

Et que dire de l’écorce, qui se desquame en longs lambeaux.  Je vois souvent dans les jardins les lambeaux d’écorces restés en place, ce qui est vraiment très joli.  Je n’ai pas de photos à vous montrer, mais internet apportera la réponse.  Cependant, il existe une variante, comme sur la photo ci-dessus, et je trouve le résultat superbe également.  La photo a été prise en juin dernier dans le jardin des Vieilles Vignes chez Simone Rivaton, au nord de Besançon. Simone pratique un nettoyage annuel de l’écorce pour faire ressortir les stries du tronc et obtenir un aspect plus lisse. Résultat étonnant et magnifique !

IMG_7888

Il y a aussi le camaïeu très intéressant du Weigela coraeensis, ramené tout petit d’Angleterre cet été. Les fleurs s’ouvrent blanches et au fil du temps, virent au rose clair puis au rose bien foncé.  Il semblerait que ce soit une parade de la plante pour attirer les insectes butineurs et indiquer que le nectar est à maturité sur les fleurs plus foncées.

blog-002

A terme, l’arbuste devrait atteindre deux bons mètres de hauteur, voire plus, et autant de large. Il a déjà bien grandi en trois mois, et l’an prochain, je tenterai quelques boutures.

IMG_7887

Les asters sont incontournables en ce moment.  Je trouve qu’il y a à boire et à manger au niveau des cultivars et il faut faire de bons choix pour éviter d’avoir une plante qui soit trop sensible à l’oïdium ou qui s’affale lamentablement au sol à la première averse.  Aster novi-belgii ‘Guardsman’ est idéal en bordure de massif car ne dépassant pas 40 ou 50 cm de haut et n’est pas envahissant.

IMG_7946

Les plantations se poursuivent également à l’avant de la maison et notamment dans Woodland Walk, dont les plates-bandes se remplissent petit à petit, même si l’on ne voit pas toujours clairement la différence après plantation vu la surface totale de la zone à aménager.  Mais je ne suis pas pressée, je prends le temps de choisir et rechercher ce que je veux planter.

IMG_7914

Le Clerodendron trichotomum var. fargesii a enfin été planté.  On le surnomme l’arbre de la chance.  En ce moment, ses baies bleues font le spectacle, entourées d’un calice rose vif, le tout sur fond de feuillage vert clair.  Il résiste sans problème à -15 degrés, mais il faut le surveiller durant l’hiver dans ses premières années.

blog

Quatre cercis viennent d’être plantés, dont celui-ci, Cercis canadensis ‘Merlot’, une obtention récente qui offre ce feuillage très caractéristiques des cercis et de magnifiques couleurs pourprées.  C’est un petit arbre qui atteindra 4 mètres de hauteur environ.  Je me suis appliquée à la plantation pour lui confectionner un support digne de ce nom !

19-09-27

Last but not least, un premier abelia vient d’être planté au jardin.  J’ai toujours pensé qu’un abelia était frileux, mais il n’en est rien et au final, il faut vraiment le tenter.  Abelia (x) grandiflora est une variété très connue que l’on trouve partout; il offre un feuillage semi-persistant et devrait normalement assurer une belle présence pendant l’hiver s’il est doux.  Mais surtout, une fois la floraison terminée, les calices rose foncé restent en place et  nous gratifient d’un second spectacle.

 * * * * *

Et pendant ce temps-là, l’automne arrive, comme si de rien n’été…

Lumière et couleurs

IMG_6364

En ce moment, c’est aux aurores que le jardin offre le meilleur de lui-même. J’aime particulièrement ce moment. Tôt, sous un ciel bleu, lorsque les rayons du soleil ont franchi les obstacles et viennent enfin frapper les fleurs et feuillages endormis.

La fraîcheur se fait plus présente, matin et soir, et l’on sent que l’on se dirige tout doucement vers l’automne. Le café réchauffe, le chant des oiseaux également.

IMG_7862

On peut dire que l’Hibiscus syriacus ‘Lady Stanley’ fait un pied de nez aux roses également fleurissantes. De loin, ses fleurs doubles ont tendance à nous induire en erreur.

new blog-001

Des callunes ont été plantées au jardin pour la première fois en mars dernier. Parmi toutes les variétés, il en est une qui à mon avis sort du lot pour sa couleur, et c’est Calluna vulgaris ‘Dark Beauty’. Mon livre avait bien raison. Les plants vont, j’espère, vite se densifier pour former ce coussin qui va se remarquer de loin. Je viens d’en planter une dizaine de pots en plus, en d’autres endroits, tant cette petite bruyère d’été à l’air de se plaire ici.

IMG_1238

C’est au fil de la promenade qu’on peut observer de près le Tricyrtis hirta. Discret de loin, sa beauté arachnéenne capture les rayons solaires. Juste le bon moment pour le photographier.

new blog

Que ce soit via les fleurs d’une vivace ou les inflorescences d’une graminée, des petits points de couleurs envahissent les massifs. Ici, le Thalictrum delavayi ‘Hewitt’s Double’ et le Panicum virgatum ‘Squaw Select’.

IMG_1218

Les plantations automnales ont débuté depuis déjà un moment. Le sol est bien certainement sec, mais il est également sableux et creuser les trous de plantation n’est donc pas mission impossible. Au final, malgré les défis que représente un sol sableux, pauvre et très drainant, je ne voudrais rien changer à mon sol. Je me rends compte que lui et moi nous connaissons finalement très bien, et je sais ce que je peux attendre de lui… ou pas.

Les visites en pépinières s’enchaînent depuis déjà plusieurs semaines. Une soixantaine de nouveaux arbres, arbustes, conifères, et même vivaces et graminées ont déjà trouvé place au jardin ces derniers temps et je poursuis les plantations, semaine après semaine. On en viendrait presque à oublier le spectacle des miscanthus et de leurs panicules accrochant eux aussi les rayons du soleil !

IMG_1168

Toujours égal à lui-même, l’Hylotelephium (anciennement nommé Sedum) ‘Matrona’ reste une valeur sûre, et c’est de nouveau le soleil qui vient mettre en valeur le pourpre de ses tiges.

La boucle est bouclée et l’astre doré nous quitte sur la pointe des pieds. Les journées continuent à décroître; à nous de profiter de ces beaux moments que la nature nous donne.

* * * * *

« J’ai perdu mon temps : la seule chose importante dans la vie, c’est le jardinage. »

Sigmund Freud

Bricol’ Girl & l’escalier

Il y a tout juste un an, ‘Woodland Walk’ sortait de terre, une renaissance pour cette zone du jardin (voir ici l’article en question).

20180911_142728

C’était en septembre 2018.  Depuis, j’ai bien avancé.  Pose du gazon et du broyat, début des plantations; tout s’est enchaîné, mais un gros poste restait en suspens faute de temps : l’escalier qui devait prendre place sur la gauche de la photo ci-dessus afin de rejoindre l’allée gazonnée.  C’est maintenant chose faite !

20190722_145633

Il a d’abord fallu choisir le matériau. Je voulais un matériau naturel, un peu brut, irrégulier et ce lot de pierres de schiste fut mon coup de cœur.

20190727_095541

Une fois la palette livrée, me voici donc devant un puzzle géant .  Avez-vous déjà réalisé un puzzle ?  le mieux est d’étaler toutes les pièces devant soi afin de faciliter le tri et le choix des pièces durant la réalisation. Il y en a de toutes les dimensions, d’épaisseurs différentes et donc de poids très variables, un challenge une fois la décision prise de réaliser cet escalier seule.

20190727_095511

Les premiers coups de pelle sont donnés.  C’est ici que j’ai le plus galéré.  Tout d’abord, ne pas endommager la gaine électrique qui alimente les réverbères de l’allée.  Mais surtout, dessiner des marches en tenant compte de la pente de l’allée en pavés, du talus en biais, tout en arrivant de façon naturelle et harmonieuse au même niveau que le gazon.  Les conseils que j’ai reçus concernant la mise en œuvre ont été précieux pour arriver à dessiner seule le tracé des marches.  Je pensais devoir construire trois marches pour arriver à hauteur du gazon, mais au final, deux marches pas trop hautes ont été suffisantes.

20190729_182730

Quand je vous parlais de puzzle… Une fois la première marche décaissée, j’ai préféré choisir les pierres une à une et les déposer pour que toutes s’emboîtent parfaitement avant de commencer à les sceller dans le stabilisé.

20190731_102546

C’est parti.  Je reste très concentrée sur mon travail, je vérifie mille fois mes niveaux pour que tout soit le plus droit possible et je garde confiance. Certaines pierres sont très lourdes, je peux à peine les soulever.  Mais… elles ont la forme idéale pour l’endroit, alors, un petit effort Betty !  Les soirées et les week-ends se succèdent; j’avance et je m’octroie quelques pauses pour ne pas trop rêver d’escaliers la nuit !

20190731_155418 (2)

Voici la première marche terminée.  C’est bon,  je peux me reconvertir en maçon si nécessaire !  Quelle satisfaction… L’encastrement des pierres me plaît beaucoup.  Je suis plus zen pour aborder la suite du chantier.

20190806_072910

Même exercice pour la seconde marche : réalisation du puzzle sans stabilisé, je retire ensuite les pierres en reconstituant le puzzle sur le côté et je commence à les placer dans le stabilisé.  Stabilisé fait maison, je précise : 1100kg en tout, mélangé avec mes petites mains au fil des séances de travail. Résultat, une tendinite, mais la satisfaction d’un projet réalisé soi-même attend au bout du chemin !

20190806_142822

Le plus dur est maintenant terminé.  Il ne me reste que les nez de marche et le côté droit à maçonner.

20190821_082743

Tout est maintenant rejointoyé.  C’est fou la quantité de béton nécessaire à cette étape, qui s’est avérée bien plus longue que ce à quoi je m’attendais.

20190822_202204

La touche finale : découper les bords du gazon pour redessiner l’allée et obtenir une continuité avec l’escalier.

Je ne vais pas cacher que je suis hyper satisfaite de mon travail et j’adore le style !  Il y a encore deux escaliers à réaliser ailleurs au jardin, il reste beaucoup de pierres de schiste non utilisées, ces projets seront pour 2020.  Car pour l’heure, place aux plantations qui se poursuivent sans relâche !

 *  *  *  *  *

Quand quelqu’un vous dit que quelque chose est impossible, rappelez-vous qu’il parle de ses limites, pas des vôtres…

Allium ‘Millenium’

IMG_7685

Nous connaissons tous les ails d’ornement ‘Purple Sensation’ et autres cultivars qui fleurissent en mai dans nos jardins.  Ce fut donc une agréable surprise de découvrir en juillet dernier des ails fleurissant au milieu de l’été, lors de la visite de ce superbe jardin, réalisé par le célèbre designer hollandais Piet Oudolf et situé à l’arrière de la galerie d’art contemporain Hauser & Wirth dans le Somerset en Angleterre.

IMG_7669

Plantés en grand nombre dans différents massifs du jardin, ils apportent indéniablement  beaucoup de fraîcheur dans les associations.  Il s’agit ici du cultivar Allium tanguticum ‘Summer Beauty’, qui assure un floribondité incroyable pendant plus d’un mois. Quel contraste aussi à côté de ces graminées…

IMG_7641

Le hasard a fait que je viens de croiser en pépinière non pas ‘Summer Beauty’, mais un autre ail très similaire, Allium ‘Millenium’.  Je n’ai pas réfléchi deux secondes… les pots ont été emportés pour être installés au jardin.

IMG_7870

Allium ‘Millenium’ est une obtention américaine commercialisée en l’an 2000.  Il ne se présente pas sous forme de bulbe à planter à proprement parler; il s’agit en fait d’une vivace en touffe composée de rhizomes bulbeux qui s’étendent mais de façon bien compacte, un peu comme un tulbaghia ou une ciboulette.

IMG_7868

Cet ail ne va pas se ressemer, comme le ferait par exemple ‘Purple Sensation’, car ses fleurs sont stériles.  Petit à petit, la touffe s’étend et on peut ensuite la diviser. Résistant à la sécheresse et totalement rustique sous notre climat belge, Allium ‘Millenium’ est à planter en plein soleil dans un sol bien drainé; les sols détrempés en hiver sont à proscrire.  Dernier détail, la fleur attire les insectes butineurs, si précieux pour nos jardins !

IMG_7834

Du bleu au jardin

Le hasard a voulu que Carol Klein présente hier soir dans l’émission ‘Gardener’s World’ une séquence sur le bleu au jardin.  Une couleur parmi les moins répandues, dit-elle, en tous cas pour les floraisons, car au niveau des feuillages, le bleu est plutôt bien représenté.

IMG_7786

Mes photos bleues étaient déjà prêtes, et parmi elles un superbe arbuste actuellement en fleurs (bleues !) : Vitex agnus castus f. latifolia. Il est couvert de ses inflorescences, qui attirent les abeilles, et se remarquent de loin. La variété latifolia est plus résistante au froid que le type et le bleu des fleurs est plus soutenu.  Mieux vaut le savoir avant d’acheter son vitex.

IMG_7793

Planté en automne dernier, il a passé sans problème son premier hiver, qui était doux avec un minima de seulement -7 degrés, il faut l’avouer.  Il devrait bien s’étoffer pour atteindre de 2 à 3 mètres en tous sens, et former un joli fond au rosier ‘Betty Smile’, cadeau de mon ami Gérard.

IMG_7804

Petite digression vers le rosier, dont la floraison est continue et généreuse et le feuillage on ne peut plus sain ! Mais retour au vitex…

IMG_7802

On voit bien ici le feuillage, qui n’a absolument pas faibli face à la canicule et aux exceptionnels 39 degrés que l’on a connus.  L’arbuste a très bien résisté à la sécheresse estivale. A planter idéalement en sol drainant et à exposition ensoleillée.

IMG_7818

Place maintenant au feuillage bleuté de Salix purpurea ‘Nancy Saunders’.  Un coup de cœur en pépinière pour le contraste entre un feuillage bleu, fin et élégant et le pourpre bien marqué des tiges.  Il a déjà bien prospéré et atteint environ un mètre de haut en à peine quelques mois.  A terme, il devrait culminer à environ 3 mètres de haut.  Planté en mai dernier, je n’ai pas encore pu profiter de ses châtons.  Ce saule accepte également des périodes de sécheresse et tout comme le vitex, son feuillage a bien résisté cet été.

IMG_7824

Et puis, il y a le chouchou bleu, un arbre que je trouve incroyable quand je le vois s’installer au jardin, un cadeau qui m’a été fait ce printemps : Eucalyptus urnigera.

IMG_7826

Son feuillage fait bien sûr penser à celui que l’on trouve chez les fleuristes.  C’est le feuillage juvénile, rond, d’un bleu acier, mais tout cela va évoluer car avec l’âge, les feuilles vont s’allonger pour devenir lancéolées, et devenir plus glauques.  Attention, ce n’est pas un arbre pour les tous petits jardins puisqu’il est annoncé pour une hauteur adulte de 10 à 15 mètres.  Les eucalyptus offrent aussi une superbe écorce, blanche quand l’arbre est jeune, mais il faudra faire preuve de patience pour l’observer car mon exemplaire doit d’abord bien grandir.

Originaire de Tasmanie, il résiste néanmoins bien à nos hivers puisqu’on le dit rustique jusque -10 à -13 degrés et il peut supporter sans problème de longues périodes de sécheresse, une fois bien établi. Un argument auquel nous sommes tous de plus en plus sensibles, quand on voit les quantités minimes de pluie que nos jardins reçoivent…

Les noces pourpres

Au-delà de l’allusion évidente au chef-d’oeuvre de George Martin, qui était bien trop tentante à faire ici, les noces pourpres sont également un clin d’œil aux mariages de couleurs qui se font au jardin, dont un est à épingler en ce moment.

IMG_7747

Le Crocosmia x crocosmiiflora ‘Columbus’ est un incontournable pour la couleur de ses sépales, bien visibles à la base des bourgeons floraux.

IMG_7755

Ceux-ci sont d’un splendide pourpre violacé et s’ouvrent pour laisser apparaître des pétales d’un jaune très profond, légèrement orangé.  Tous ces détails rendent la fleur tellement belle à mes yeux.

IMG_7756

Le crocosmia demande un sol bien drainé, au risque de disparaître en hiver, ainsi qu’une exposition ensoleillée.  La floraison intervient également à un moment où il y a un peu moins de fleurs présentes au jardin et il y en a donc toute une collection au jardin.

IMG_7762

Pour l’accompagner, voici le Sedum  (que l’on nomme maintenant Hylotelephium) ‘Oriental Dancer’.

Ramené d’Angleterre l’an dernier, il m’a immédiatement attirée à la pépinière.  il s’agit d’une obtention hollandaise toute récente, de 2016. Ce sedum est juste fantastique.  Comparé à ‘Purple Emperor’, il a un port plus bas, plus branchu, ses inflorescences sont très ramifiées et ses tonalités sont plus bleutées.

IMG_7761

Depuis l’an dernier, il a bien prospéré et a confirmé toutes ses qualités.  Hâte de voir les fleurs s’ouvrir à l’automne prochain.  On dit sa floraison longue, c’est tout bonus pour les insectes butineurs !

IMG_7766

Pas tout à fait pourpre, mais il en vaut la peine quand même ! Un petit arbuste qui ne passe pas inaperçu est le Berberis thunbergii ‘Admiration’.  Ses feuilles sont bordées de jaune, une splendeur.  Il s’agit d’une variété naine puisqu’il dépasse à peine 50 cm en tous sens et de plus, il grandit lentement.  Idéal donc pour être planté à l’avant des massifs, en plusieurs exemplaires, il apporte de la couleur sans demander l’entretien que réclament des vivaces.    C’est sa troisième année au jardin et je n’ai pas encore dû le tailler.  Il reste bien compact et peu encombrant.

Une exposition au soleil accentuera le contraste des couleurs du feuillage.  S’il est placé trop à l’ombre, il va immanquablement virer quelque peu au vert.  D’ailleurs, on peut le remarquer en écartant les branches d’un arbuste en situation ensoleillée car les feuilles cachées sont plutôt vertes.

IMG_7771

Pour l’accompagner, le tout simple Crocosmia x crocosmiiflora ‘Canary Bird’.  Des fleurs moins orangées que ‘Columbus’, mais bien assorties au liseré du berbéris.

 *  *  *  *  *  *

« Une mauvaise herbe est une plante qui a maîtrisé toutes les techniques de survie, excepté celle de s’aligner dans les rangs. Soyez une mauvaise herbe. »