Beautés arachnéennes

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Leurs longs pétales en filaments ne font fuir personne, bien au contraire ! Nul ne reste indifférent à la beauté des hamamélis, qui sont en pleine floraison pour le moment.

Il n’y en a que deux au jardin (c’est un début !), plantés bien sûr dans le jardin d’hiver Fire & Ice, où ils attirent le regard au milieu des perce-neige, hellébores et conifères nains.

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Le tout premier qui fut planté il y a maintenant un an et demi est Hamamelis x intermedia ‘Jelena’.  Une merveille et je pense mon préféré ! Ce cultivar remporte tous les suffrages de par ses nuances de couleurs aux reflets cuivrés. Fleurs au cœur bordeaux foncé, d’où s’étendent de longs et fins pétales en dégradé d’orange. Son port est très étalé et ses fleurs parfumées.

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Le second est très différent, aux pétales bien plus courts; il s’agit de Hamamelis vernalis ‘Amethyst’, planté il y aura tout juste un an pour sa jolie floraison pourpre clair.  Le port du vernalis est en gobelet et c’est son intérêt par rapport à l’intermedia, au port plus étalé.  Le vernalis est aussi plus résistant que l’intermedia. Par contre, il peut rejeter du pied.  ‘Amethyst’ fleurit un peu plus tardivement que ‘Jelena’.

La floraison de l’hamamélis dure un bon mois et tient bon face aux caprices de la météo hivernale.  En choisissant différents cultivars dont la floraison se succédera, on peut ainsi couvrir une période de floraison allant de janvier à mars.  Voilà qui est intéressant.

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C’est au soleil que je préfère sa couleur… un coup de cœur.

Les hamamélis demande un sol drainé et légèrement acide. Le feuillage rappelle furieusement celui des noisetiers et prendra en général de belles teintes automnales.

Voilà, on a fait le tour de ce qui est visible en hamamélis au jardin pour le moment. C’est un peu court, me direz-vous… sauf que…

La promenade des hamamélis se tient en ce moment à l’arboretum de Kalmthout et ce fut l’occasion il y a deux semaines d’admirer ces beautés tout en profitant d’une visite guidée qui a duré 2h30 au lieu d’une heure ! Nous étions comblés…  Je vous conseille cette visite guidée : notre accompagnatrice au français impeccable nous a distillé toutes les anecdotes possibles sur la famille De Belder et leur histoire, l’évolution de l’arboretum, comment Jelena et son époux Robert ont fait le choix de certains noms de cultivars, comment est apparu ‘Sister Jelena’ sur le marché.  Bref, de petites histoires sympathiques que tout amateur prend plaisir à écouter.

C’est là que j’ai appris également que les parfums diffèrent selon les hamamélis.  Les intermedia offrent par exemple un parfum plutôt citronné et frais, alors que le parfum d’un vernalis sera plus sucré.  Il faudra aussi de la patience pour profiter pleinement de ces senteurs car les hamamélis grandissent très lentement.  Ils sont vendus principalement greffés (sur H. vernalis ou H. virginiana) et il vaut mieux vérifier régulièrement que le porte-greffe ne rejette pas au pied, surtout s’il s’agit de H. vernalis. Dixit notre guide.

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Hamamelis x intermedia ‘Böhlje’s Feuerzauber’ était juste magnifique dans l’arboretum.

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C’est lorsque le soleil apparaît au milieu des nuages que les hamamélis irradient.  Ici Hamamelis x intermedia ‘Ruby Glow’, que l’on trouve plutôt facilement en pépinière.

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Le jaune citron ou plus doré, toutes les teintes orangées et cuivrées, le bordeaux, le rouge se déclinent en 118 cultivars que propose l’arboretum.  Il s’agit de la plus grande collection d’hamamélis en Europe accessible au public.  Le spécialiste anglais en hamamélis Chris Lane en possède 125, mais sa collection reste privée et non accessible au public, toujours selon notre guide.

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Hamamelis x intermedia ‘Robert’

L’hamamélis prend vraiment son temps pour se développer, raison qui justifie son prix à l’achat car les plantes ont déjà quelques années avant de pouvoir être commercialisées.

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Cependant, la mode est passée par là et l’on peut trouver à présent ce port plus fastigié, comme sur la photo ci-dessus de Hamamelis x intermedia ‘Livia’.  La plante a été formée, taillée pour obtenir un port plus colonnaire.  Personnellement, je préfère sans aucune hésitation le port naturel, mais il faut avouer que cette taille de formation permet aux petits jardins d’accueillir malgré tout un hamamélis.

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Hamamelis japonica x vernalis

Si vous êtes tentés, la pépinière Le Try à Ottignies, tout voisine, est spécialisée dans les hamamélis, vous y trouverez certainement votre bonheur !

Le cyclamen coum

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Pour magnifier le jardin en hiver, nous pouvons bien sûr accueillir des feuillages persistants, de belles écorces ou encore des bois colorés, mais également de jolies floraisons, et ce en plein mois de janvier.

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Au premier regard, on pourrait croire que ces fleurs sont destinées à nos intérieurs, mais il n’en est rien.  Le Cyclamen coum (surnommé cyclamen du Caucase ou cyclamen de l’île de Cos) a bien sa place dans nos jardins.

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Très rustique puisque résistante à -15 degrés sans aucun problème, cette jolie plante vivace tubéreuse fleurit en ce moment-même.

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Côté plantation, ces cyclamens demande une terre légère et légèrement acide et une ombre légère en été.  L’endroit idéal est donc au pied des arbres, qu’ils viendront habiller durant l’hiver.  Ne pas planter les tubercules trop profondément, au risque de les voir pourrir.  Car oui, c’est l’humidité stagnante du sol qui sera leur principal ennemi.

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J’ai acheté ceux-ci en pots afin de bien choisir non seulement la couleur des fleurs, mais aussi le feuillage de forme arrondie, dont la beauté ne doit vraiment pas être sous-estimée. Feuillage gris bleuté ou aux marbrures argentées et contrastées, le choix est bien présent.

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Les deux variétés choisies, un rose magenta et un rose très pâle, ont été installées dans le jardin d’hiver Fire & Ice, respectivement au pied de l’Acer griseum et de l’Acer palmatum ‘Sango Kaku’.

Une fois établis, on les laisse vivre leur vie sans plus y toucher durant plusieurs années. Ils n’apprécient apparemment pas d’être transplantés. Ils se feront invisibles durant l’été quand ils rentreront en dormance et c’est là qu’il ne faudra pas les oublier en les arrachant par mégarde.  Il formeront au fil du temps de beaux tapis fleuris.

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Quelle délicatesse dans les pétales, ce cyclamen est vraiment un must au jardin en hiver !

Métamorphoses

J’aurais pu également choisir comme titre « Fire & Ice : Phase 2 », mais la sonorité et la définition de ce mot ‘métamorphoses’ me plaisent beaucoup.  Car oui, le jardin d’hiver est en train de s’agrandir…

En ce dimanche où les jours vont bientôt rallonger, je peux dire que le solstice d’hiver constitue une passerelle vers un nouveau départ.  J’aime assez !

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En premier lieu, je suis en train de faire disparaître la grande bordure d’alchémilles mollis qui longe l’allée de l’entrée.  Elle a fait son temps, elle m’a rendu service pendant dix ans, mais elle ne cadre plus avec le style vers lequel cette partie du jardin se dirige.

Il s’agit là d’un sacré travail, que j’exécute petit à petit, car l’alchémille est une plante aux racines plutôt coriaces et il ne faut pas en laisser dans le sol, sous peine de la voir pousser à nouveau.  Je suis arrivée à la moitié de la tâche, soit environ 12 mètres de bordures arrachées, et dès que la météo et mes congés le permettront, je reprendrai les séances d’arrachage.

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En plein milieu de cette bordure, j’ai déjà effectué quelques plantations, que l’on discerne à peine.  Au milieu, un beau Nyssa sylvatica à trois troncs, ramené de la pépinière de Kalmthout, est venu prendre place.   Je reparlerai de cet arbre aux couleurs magnifiques le printemps prochain, lors du débourrage de son feuillage.

Tout à droite, mais hors cadre, j’ai enfin trouvé (grâce à l’aide précieuse de mon amie-jardin F., que je remercie !) le Liquidambar styraciflua ‘Naree’.  Patience pour les premières photos…

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Les Cornus sibirica ‘Midwinter Fire’ portent vraiment bien leur nom.  On ne voit qu’eux à gauche lorsque le soleil s’y reflète (ou pas !).

Lors de l’abattage des bouleaux, fin décembre 2017, qui marque le début du remaniement complet de cette zone (voir l’article à ce sujet ici). j’avais laissé en place ce grand laurier-cerise, pris à l’époque dans les bambous et finalement apportant de l’ombre aux jeunes plantations à sa gauche.  Mais il temps d’embrayer et de passer la vitesse supérieure !

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Cette semaine, j’ai fait table rase et le laurier-cerise a été abattu.  Il me reste à déplacer toutes les branches près du garage et à les broyer; travail en cours…

J’aime la vue du jardin d’hiver sur cette photo.  Les rameaux nus colorés des arbustes apportent de la lumière et la haie de hêtres de mes voisins ne pouvait pas mieux tomber comme fond de massif car elle aussi apporte beaucoup d’éclat et d’harmonie à l’ensemble.

Avez-vous remarqué que j’ai écrit « métamorphoses » au pluriel dans le titre ?

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En voici la raison. Tout contre la maison à l’arrière, trois vieux hêtres ont été démontés début novembre, constituant une entreprise assez ardue car ils étaient si proches de la maison, à peine quelques mètres.  Tout s’est très bien déroulé grâce à l’intervention de Nicolas Rijs.  Ces hêtres étaient touchés par la maladie, comme le sont nombre d’entre eux malheureusement dans nos régions, et également abîmés par le soleil.  Une décision difficile mais vraiment nécessaire, il ne fallait plus trop traîner.

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C’était donc début novembre.  Depuis, j’ai terminé de ranger les 40 stères de bois (il n’en fallait vraiment pas plus !), et l’an prochain, je pourrai envisager la suite de l’aventure…

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« On ne peut rêver que si l’on a les pieds sur terre.  Plus les racines sont profondes, plus les branches sont porteuses. »

                                                                                   Juliette Binoche

Sous le givre

A trois ou quatre reprises depuis le début de l’automne, les températures sont descendues sous zéro, à peine de quelques degrés, mais c’est ce samedi matin que le givre matinal, associé à un soleil étincelant, a déposé ses diamants sur les feuillages et fleurs au jardin.

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Spiraea japonica ‘Magic Carpet’ a bien été saupoudrée…

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Les roses de Louis Lens sont toujours en fleurs en ce moment… Ici ‘Heavenly Pink’, un must au jardin, tellement florifère.

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En tournant autour de Hydrangea arborescens ‘Invincibelle’ pour obtenir la plus belle lumière possible, j’ai trouvé ‘the place to be’ !

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Telles des roses en sucre fondant, les boutons du rosier ‘Bonica’ donnent envie de les croquer !

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Bien que sa floraison soit terminée, Abelia grandiflora continue d’attirer le regard grâce à ses bractées rosées.

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Les premières fleurs de Viburnum bodnantense ‘Dawn’, sont en train de s’épanouir.

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Le feuillage du rosier ‘Olivier’s Dream’ déborde de santé !

Gel novembre

Et last but not least, le rouge bordeaux du Ligustrum obstusifolium regelianum est mis en valeur par ce saupoudrage hivernal.

Mais l’automne n’a pas encore tiré sa révérence…

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« It is always the simple that produces the marvelous »

                                                                    Amelia Barr

The Beauty of Decay

Depuis ce matin, la pluie s’est installée, mais sans s’y acharner, sur le jardin. Les feuilles en habits d’automne sont maintenant détrempées et ne vont pas tarder à tomber, aidées par le froid et les deux gels nocturnes que l’on a connus cette semaine.

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Dans le jardin d’hiver Fire & Ice, le massif de Cornus sanguinea ‘Midwinter Fire’ est bien visible de par son feuillage doré. Il ne reste plus qu’à attendre la chute de ses feuilles pour que le bois coloré se dévoile.

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Près de la terrasse, l’Acer palmatum ‘Orange Dream’, qui a été déménagé vers un emplacement moins ensoleillé, a été remplacé l’automne dernier par un Ligustrum obtusilianum regelianum, qui à terme va apporter de la structure à l’endroit de par son port et un travail de taille régulier. Son feuillage est de toute beauté en ce moment. Du pourpre, du violet foncé, cet arbuste est vraiment prometteur. J’en reparlerai plus en détails dans un prochain article.

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L’Heptacodium miconioides ‘Tianshan’ est toujours en fleurs en ce 1er novembre et de toute évidence, l’automne n’a pas d’emprise sur son feuillage, du moins pas encore.

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La preuve qu’il n’est pas indispensable d’avoir des fleurs pour avoir de la couleur au jardin ! Le rose de l’Acer palmatum ‘Marlo’ s’intensifie de jour en jour, jusqu’à ce que le cours de l’automne ne le rattrape… A son pied, Pennisetum alopecuroides ‘Hameln Gold’ déploie ses écouvillons. Je devrai déplacer ce mois-ci l’azalée à sa gauche, qui vivote car pas satisfaite de cet endroit, et diviser en février prochain la touffe de pennisetum.

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Je crois n’avoir pas encore parlé du tout de cet arbre, planté tout petit l’hiver dernier, mais qui a déjà doublé de hauteur en une saison. Ulmus parviflora ‘Jacqueline Hillier’ est un orme au port particulièrement tortueux et aux très petites feuilles bien nervurées. Une belle découverte. Je viens de lui faire sa toute première taille de formation afin de dévoiler tout doucement le tronc. A suivre…

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Le feu s’installe également dans les sumacs de Virginie. A l’avant-plan, Rhus typhina ‘Dissecta’ au feuillage plus découpé, a des couleurs plus orangées et contraste avec l’Osmanthus heterophyllus ‘Goshiki’ qui ne devrait plus tarder à fleurir si tout va bien.

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Ambiance de saison… L’automne est bien là, qu’on le feuille ou pas 😉

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Voici une des curiosités du moment au jardin. Il s’agit d’un arbousier, plus précisément Arbutus unedo ‘Compacta’.

Malgré son petit nom ‘Compacta’, il faut garder à l’esprit que cet arbousier va culminer à 2m50, voire 3m de hauteur. Il est bien ramifié et montre une particularité au niveau de sa mise à fruit. Les fleurs (première photo dans la mosaÏque, et je m’aperçois que la photo doit faire un quart de tour dans le sens inverse des aiguilles d’une montre) apparaissent la première année sous forme de grappes blanches qui rappellent selon moi les fleurs des pieris, et ce n’est que durant la seconde année que la fructification se fera pour donner ces fruits originaux, d’abord verts, puis jaunes et enfin rouges. Résultat : l’arbuste porte en ce moment-même aussi bien des fleurs que des fruits. Les fruits sont comestibles, on peut en faire des confitures et il existe aussi des bonbons à l’arbousier. On comprendra donc qu’on le nomme également l’arbre à fraises.

Du soleil et un sol bien drainé sont nécessaires pour réussir cet arbuste et bien qu’il soit originaire du sud de l’Europe, on le dit résistant à -12 degrés sans problème.

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Bien qu’absent dans le ciel ce jour, le soleil est présent dans les feuillages de certains érables…

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A l’avant-plan, Rosa ‘Alden Biesen’ continue inlassablement de fleurir et sa fructification se fait de plus en plus visible. Au fond, les sumacs explosent de bonheur… et moi aussi…

Les prémices de l’automne

Nous n’y sommes pas tout à fait en automne; les couleurs flamboyantes ne sont pas encore présentes dans les arbres qui entourent la maison. Néanmoins, certains signes ne trompent pas et le jardin prend doucement des allures où la mélancolie et la flamboyance s’entremêlent intimement.

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Dans le massif Purple Paradize, le feuillage de Azalea ‘Corneille’, plantée ce printemps, est juste incroyable. Un beau pourpre, une belle surprise en fait car je ne pensais pas que le feuillage automnal allait avoir ce rendu si agréable au regard. J’aurai l’occasion de parler de cette azalée de Gand plus en détail au printemps prochain, quand elle sera en fleurs, mais l’on peut déjà en dire qu’elle a parfaitement résisté à la canicule de cet été : les feuilles ont impeccablement tenu le coup face au soleil brûlant.

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Avant d’aller voir ce qui se passe dans le jardin d’hiver Fire & Ice, voici deux photos du massif Woodland Walk, où enfin les bords du gazon semé l’automne dernier ont été découpés selon leur tracé final. Impossible de réaliser ce travail cet été vu la sécheresse du sol. Les bords ont été tracés avec une corde, il s’agit là d’une activité à ne pas sous-estimer car les courbes doivent être agréables à l’œil, bien fluides. La demi–lune a fait son œuvre et la bêche a suivi pour scalper les parties débordantes de la pelouse. Il ne reste plus qu’à venir ajouter du broyat pour bien recouvrir la terre, il s’agira d’une de mes occupations de novembre probablement.

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Invitation à la promenade… J’arrive…

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Voici un de mes chouchoux, le Taxodium ascendens ‘Nutans’, conifère aux aiguilles caduques. On connaît le taxodium pour ses couleurs automnales flamboyantes, mais aussi pour une particularité : ses pneumatophores. Mais qu’est-ce donc ? Vous irez voir cela sur internet en images, il s’agit de protubérances racinaires qui aident l’arbre à respirer lorsqu’il est planté dans ou tout près de l’eau. On pourrait donc croire qu’il a besoin d’être planté en bordure d’eau, sauf que… ce n’est pas obligatoire et un sol frais peut aussi convenir à ce magnifique résineux. Il ne fera alors pas de pneumatophores et vivra sa vie tranquillement. Planté en décembre dernier, je ne l’ai pas choisi trop petit pour qu’il ait dès que possible une certaine présence au jardin. D’autre photos en d’autres saisons suivront, mais voici déjà l’orange automnal qui s’installe un peu partout dans la ramure. Un spectacle qui va évoluer au fil des jours et des semaines à venir, jusqu’à ce que le conifère perde ses aiguilles et offre une vision de lui-même plus dramatique. Affaire à suivre…

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Dans le massif Fire & Ice, les festivités hivernales se préparent doucement. J’ai beaucoup planté dans cette plate-bande cette année, et les couleurs des feuillages persistants et des bois et écorces remarquables sont bien présentes.

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J’ai enfin trouvé des Bergenia ‘Bressingham Ruby’, un cultivar dont les feuilles virent au bordeaux intense en hiver. J’en ai planté une bonne dizaine au pied du Betula nigra ‘Heritage’. Entre les bergenias ont été plantés et dorment en ce moment une centaine de bulbes de perce-neige. Il ne reste plus qu’à patienter encore quelques mois…

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Cet été, en visitant les jardins de Wisley, j’ai pu admirer cette magnifique association de Juniperus squamata ‘Blue Star’ et de Erica arborea ‘Albert’s Gold’. Il me fallait absolument retrouver cette scène au jardin. J’ai ramené d’Angleterre une première bruyère, la grande en arrière-plan de la photo et par la suite, j’ai pu en trouver deux autres ici en Belgique. Résultat : une association tout en fraîcheur. Tout doit bien sûr grandir, mais en multipliant le nombre de plants de chaque espèce (trois de chaque ici), la scène est déjà agréable à regarder.

Je dois avouer qu’en ce moment, il m’est impossible par manque de temps d’évoquer toutes les particularités des plantes présentées ici, mais on y reviendra cet hiver, quand le quotidien aura repris un cours un peu plus tranquille.

2019-10-19

Une dernière mosaïque pour clôturer cet article et peut-être vous faire découvrir un photinia un peu spécial. Car oui, il s’agit bien d’un photinia, bien différent du photinia x fraseri que l’on connaît tous. Son nom est Photinia davidiana ‘Palette’. J’ai eu un coup de cœur pour ses panachures si particulières et les tons de rose, de saumon et de crème illuminant l’arbuste durant toute l’année. Il s’agit d’un arbuste aux dimensions modestes pour un photinia, puisqu’il ne devrait pas dépasser une fois adulte les 2,5 mètres de hauteur environ et un peu moins en largeur. Il fleurit en été, mais je n’ai pas eu l’occasion de prendre des photos. Originaire de Chine et du Vietnam, son feuillage a très bien résisté au soleil intense de cet été et ce n’est pas peu dire car il est on ne peut plus exposé. Prévoir un bon drainage à la plantation dans un sol légèrement acide, tailler légèrement au printemps et il apportera beaucoup de lumière dans le massif où les verts sont fort présents.

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« Viens, on met les voiles, on part camper sur les étoiles »

Attirances

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Pas de signe visible de l’arrivée de l’automne; les verts sont encore bien présents au jardin.  Pourtant, ça et là, quelques feuilles commencent à tomber; les arbustes en fleurs actuellement ont des floraisons tellement présentes, comme une dernière séance où l’artiste se donne à fond.

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Les roses donnent le maximum d’elles-mêmes, attirant notre regard.  Petit florilège de quelques variétés au jardin : ‘Alden Biesen’ (qui nous gratifiera ensuite d’une magnifique fructification), le délicat ‘Blush Noisette’, ‘Bonica’ (surnommé le rosier du débutant tellement il est facile de culture), ‘Summer Song’ (auquel je tiens beaucoup pour les souvenirs qu’il m’évoque) et ‘Guislaine de Féligonde’ (un grand classique qui se doit d’être planté dans tout jardin).

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En face de la veranda, l’Acer palmatum ‘Marlo’ a poussé de façon extraordinaire cette année, plus que les années précédentes.  Il s’agit d’un érable japonais nain, il a été planté voilà une dizaine d’années et il ne dépasse pas les deux mètres de hauteur environ.

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Son feuillage vu de près est incroyable et vaut toutes les floraisons.  Un sol bien drainé est indispensable pour sa survie.  Il peut voir son feuillage attaqué au printemps par les pucerons; dans ce cas, je passe un coup de jet d’eau puissant sur les branches et on n’en parle plus.

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Les bruyères, Erica darleynsis ‘White Perfection’, débordent de leur place assignée.  Depuis l’an dernier, je les laisse doucement envahir le bord des pavés par endroits et elles ont l’air d’apprécier ce sentiment de semi-liberté.  Elles sont couvertes de boutons floraux, le spectacle sera bien au rendez-vous cet hiver !

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Je crois n’avoir jamais parlé de cette petite merveille, plantée au jardin depuis l’an dernier.  Il s’agit de Daphne transatlantica ‘Eternal Fragrance’.  On le croise de plus en plus en pépinière, tant il a du succès.  Feuillage persistant à la forme élégante assurant une belle structure durant l’hiver, une floraison légère, mais ininterrompue de mai jusqu’en automne (la photo a été prise hier samedi) et des fleurs parfumées.  Pas de taille nécessaire, bref que des atouts pour ce bel arbuste, qui je pense doit être planté à un endroit de passage pour pouvoir en profiter au maximum.

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C’est bien sûr en ce moment l’heure de gloire des asters. On les voit absolument partout.  Je n’en ai pas trop au jardin, juste à quelques endroits pour rehausser certains massifs.

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Les achats d’arbustes et autres végétaux et leur plantation au jardin se poursuivent inlassablement chaque semaine.  Voici un élu de la dernière fournée : Zenobia pulverulenta ‘Blue Sky’, dont il faut quand même dire quelques mots. Sa floraison sous forme de petites clochettes blanches a lieu de mai à juillet, ce qui lui vaut son surnom de muguet en arbre.  Son feuillage est recouvert d’une pruine bleutée et est semi-persistant. Il a l’air délicat et pourtant, on dit qu’il résiste à -20 degrés sans problèmes.  Je l’ai planté juste à l’arrière du rosier ‘Bonica’, formant ainsi une association plutôt romantique.  A planter en sol acide, frais et drainé et impérativement à la mi-ombre.  Il paraît que ses couleurs automnales sont très jolies également, on verra dès lors cela d’ici peu.

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Une autre plantation à épingler en ce moment, certes moins romantique mais plus zen à mes yeux, est celle du Chamaecyparis obtusa ‘Teddy Bear’.   Je ne comprends pas la raison de la dénomination de ce cultivar car sa particularité n’a rien à voir avec les ours en peluche ! Je l’ai croisé par le plus grand des hasards en pépinière et j’ai eu un coup de cœur pour sa ramure fine, légèrement tordue et qui rappelle étrangement les frondes des fougères. Il craint quelque peu la sécheresse du sol; je vais donc devoir veiller à des arrosages réguliers durant ses premières années. Il atteindra plus de deux mètres de hauteur et je pense que ses branches devront être taillées à un moment, tout en douceur, pour préserver la spécificité de sa ramure.  Mais nous n’y sommes pas encore, patience !

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Le jardin peut parfois être comme l’ambre qui emprisonne le temps.  Le souvenir d’une plantation… Le jardin est un véhicule de la nostalgie, une pâtisserie de la vie.

Dites-le avec des fleurs !

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L’été nous tourne le dos depuis quelques jours et la pluie bienfaitrice a enfin daigné apparaître.  Une bonne nouvelle pour le jardin, même si cela met quelque peu à mal l’organisation des séances de jardinage.  Les pots d’arbustes et autres plantes, fruits des récoltes hebdomadaires dans les pépinières et de ma passion chlorophyllienne, s’accumulent; il n’est pas question de se laisser déborder.

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Les floraisons sont toujours bien présentes et les fleurs de mon Heptacodium miconoides, planté en juin dernier, se sont enfin ouvertes.  Cet arbre est venu remplacer un énorme lierre arborescent à l’arrière de la maison, qui devenait plus qu’envahissant et menaçait les plantes voisines.  On peut dire que le parfum de l’heptacodium est une addiction; chaque fois que je passe devant lui, je ne peux m’empêcher de respirer ses pétales.

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Et que dire de l’écorce, qui se desquame en longs lambeaux.  Je vois souvent dans les jardins les lambeaux d’écorces restés en place, ce qui est vraiment très joli.  Je n’ai pas de photos à vous montrer, mais internet apportera la réponse.  Cependant, il existe une variante, comme sur la photo ci-dessus, et je trouve le résultat superbe également.  La photo a été prise en juin dernier dans le jardin des Vieilles Vignes chez Simone Rivaton, au nord de Besançon. Simone pratique un nettoyage annuel de l’écorce pour faire ressortir les stries du tronc et obtenir un aspect plus lisse. Résultat étonnant et magnifique !

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Il y a aussi le camaïeu très intéressant du Weigela coraeensis, ramené tout petit d’Angleterre cet été. Les fleurs s’ouvrent blanches et au fil du temps, virent au rose clair puis au rose bien foncé.  Il semblerait que ce soit une parade de la plante pour attirer les insectes butineurs et indiquer que le nectar est à maturité sur les fleurs plus foncées.

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A terme, l’arbuste devrait atteindre deux bons mètres de hauteur, voire plus, et autant de large. Il a déjà bien grandi en trois mois, et l’an prochain, je tenterai quelques boutures.

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Les asters sont incontournables en ce moment.  Je trouve qu’il y a à boire et à manger au niveau des cultivars et il faut faire de bons choix pour éviter d’avoir une plante qui soit trop sensible à l’oïdium ou qui s’affale lamentablement au sol à la première averse.  Aster novi-belgii ‘Guardsman’ est idéal en bordure de massif car ne dépassant pas 40 ou 50 cm de haut et n’est pas envahissant.

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Les plantations se poursuivent également à l’avant de la maison et notamment dans Woodland Walk, dont les plates-bandes se remplissent petit à petit, même si l’on ne voit pas toujours clairement la différence après plantation vu la surface totale de la zone à aménager.  Mais je ne suis pas pressée, je prends le temps de choisir et rechercher ce que je veux planter.

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Le Clerodendron trichotomum var. fargesii a enfin été planté.  On le surnomme l’arbre de la chance.  En ce moment, ses baies bleues font le spectacle, entourées d’un calice rose vif, le tout sur fond de feuillage vert clair.  Il résiste sans problème à -15 degrés, mais il faut le surveiller durant l’hiver dans ses premières années.

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Quatre cercis viennent d’être plantés, dont celui-ci, Cercis canadensis ‘Merlot’, une obtention récente qui offre ce feuillage très caractéristiques des cercis et de magnifiques couleurs pourprées.  C’est un petit arbre qui atteindra 4 mètres de hauteur environ.  Je me suis appliquée à la plantation pour lui confectionner un support digne de ce nom !

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Last but not least, un premier abelia vient d’être planté au jardin.  J’ai toujours pensé qu’un abelia était frileux, mais il n’en est rien et au final, il faut vraiment le tenter.  Abelia (x) grandiflora est une variété très connue que l’on trouve partout; il offre un feuillage semi-persistant et devrait normalement assurer une belle présence pendant l’hiver s’il est doux.  Mais surtout, une fois la floraison terminée, les calices rose foncé restent en place et  nous gratifient d’un second spectacle.

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Et pendant ce temps-là, l’automne arrive, comme si de rien n’été…

Lumière et couleurs

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En ce moment, c’est aux aurores que le jardin offre le meilleur de lui-même. J’aime particulièrement ce moment. Tôt, sous un ciel bleu, lorsque les rayons du soleil ont franchi les obstacles et viennent enfin frapper les fleurs et feuillages endormis.

La fraîcheur se fait plus présente, matin et soir, et l’on sent que l’on se dirige tout doucement vers l’automne. Le café réchauffe, le chant des oiseaux également.

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On peut dire que l’Hibiscus syriacus ‘Lady Stanley’ fait un pied de nez aux roses également fleurissantes. De loin, ses fleurs doubles ont tendance à nous induire en erreur.

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Des callunes ont été plantées au jardin pour la première fois en mars dernier. Parmi toutes les variétés, il en est une qui à mon avis sort du lot pour sa couleur, et c’est Calluna vulgaris ‘Dark Beauty’. Mon livre avait bien raison. Les plants vont, j’espère, vite se densifier pour former ce coussin qui va se remarquer de loin. Je viens d’en planter une dizaine de pots en plus, en d’autres endroits, tant cette petite bruyère d’été à l’air de se plaire ici.

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C’est au fil de la promenade qu’on peut observer de près le Tricyrtis hirta. Discret de loin, sa beauté arachnéenne capture les rayons solaires. Juste le bon moment pour le photographier.

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Que ce soit via les fleurs d’une vivace ou les inflorescences d’une graminée, des petits points de couleurs envahissent les massifs. Ici, le Thalictrum delavayi ‘Hewitt’s Double’ et le Panicum virgatum ‘Squaw Select’.

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Les plantations automnales ont débuté depuis déjà un moment. Le sol est bien certainement sec, mais il est également sableux et creuser les trous de plantation n’est donc pas mission impossible. Au final, malgré les défis que représente un sol sableux, pauvre et très drainant, je ne voudrais rien changer à mon sol. Je me rends compte que lui et moi nous connaissons finalement très bien, et je sais ce que je peux attendre de lui… ou pas.

Les visites en pépinières s’enchaînent depuis déjà plusieurs semaines. Une soixantaine de nouveaux arbres, arbustes, conifères, et même vivaces et graminées ont déjà trouvé place au jardin ces derniers temps et je poursuis les plantations, semaine après semaine. On en viendrait presque à oublier le spectacle des miscanthus et de leurs panicules accrochant eux aussi les rayons du soleil !

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Toujours égal à lui-même, l’Hylotelephium (anciennement nommé Sedum) ‘Matrona’ reste une valeur sûre, et c’est de nouveau le soleil qui vient mettre en valeur le pourpre de ses tiges.

La boucle est bouclée et l’astre doré nous quitte sur la pointe des pieds. Les journées continuent à décroître; à nous de profiter de ces beaux moments que la nature nous donne.

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« J’ai perdu mon temps : la seule chose importante dans la vie, c’est le jardinage. »

Sigmund Freud