L’huître végétale

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Voici une plante pour le moins particulière ! Dénichée ce matin à la foire aux plantes de Locon, elle m’a rappelé de beaux souvenirs gustatifs car dégustée avec plaisir il n’y a pas très longtemps dans un restaurant gastronomique.

Son nom botanique est Mertensia maritima, mais on la surnomme l’huître végétale et ce n’est pas par hasard.  Prenez une feuille et mettez-la en bouche.  Fermez les yeux et ce sera encore mieux… Tout de suite, en croquant la feuille, vous goûterez ce côté iodé, qui doucement fera place à des saveurs végétales plus prononcées.  A déguster par exemple sur des Saint-Jacques. Ou pourquoi ne pas en faire un beurre d’huître ?

Outre son intérêt culinaire, elle fait de jolis boutons floraux rose, qui donnent des fleurs en trompette bleu turquoise et si tout va bien, les graines apparaîtront et assureront la relève.

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Côté culture, je me suis bien renseignée et il faut prendre quelques précautions : bien qu’elle soit très rustique, il faut bien protéger la plante de l’eau en hiver, bien la protéger également des limaces qui l’adorent, veiller à ne pas blesser ses racines et ne pas l’exposer au sud.

Le mieux est encore de visualiser cette vidéo très instructive et complète, un extrait de ‘Silence ça pousse’   (cliquer sur le lien) tourné au Jardin des Senteurs dans le Calvados, pépinière spécialisée dans la culture de Mertensia maritima,  pour tout savoir sur cette plante qui va épater nos papilles !

 

Amandes et courbes

Derrière ce titre se cachent en fait deux grandes modifications que j’ai apportées récemment au jardin d’hiver ‘Fire & Ice’ et qui transforment complètement cette zone.

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Tout d’abord, le tracé du gazon a été complètement revu.  Après les plantations initiales effectuées l’an dernier, la pelouse formait une zone assez large, plus ou moins rectangulaire, sans vraiment laisser d’invitation à la promenade.  Alors, j’ai pris la corde, le découpe-bordure, la bêche et la houe (très utile !) pour scalper une bonne partie de ce gazon et y tracer les courbes d’une allée.  Cela rend le coin beaucoup plus dynamique et plus harmonieux au niveau des lignes.

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D’autre part, j’ai maintenant à disposition une nouvelle zone à planter le long de l’entrée en pavés et la possibilité de continuer les plantations d’hiver.  On se retrouve ainsi, via la présence de cette allée gazonnée, « au milieu » du jardin d’hiver, qui est agrandi, au lieu de le regarder uniquement de face puisqu’il n’y avait jusqu’à présent qu’une seule plate-bande côté rue dédiée à ces plantations hivernales.  C’est mille fois mieux et j’aime beaucoup !  Reste à procéder aux plantations, à mon rythme, mais je ne suis plus à cela près…

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La seconde grande modification, et on ne voit que lui en ce moment, c’est la plantation d’un nouvel arbre en plein milieu de la nouvelle allée gazonnée.  Je précise que le cercle dessiné autour du tronc est tout à fait temporaire, une question de semaines.  La forme sera différente, mais je n’ai pas de temps à y consacrer en ce moment. Plutôt fière aussi d’avoir réalisé seule l’haubanage; ce n’était pas un mince affaire, le tout est de se servir des bons outils pour la mise en œuvre !

Côté essence, j’ai opté pour un prunus au peu particulier, puisqu’il n’est pas seulement ornemental, mais également nourricier !  Il s’agit d’un amandier, et plus particulièrement Prunus dulcis ‘Robijn’, qui est une variété adaptée à notre climat belge.

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Même si cette première année, la floraison est précoce par rapport à ce qu’elle devrait être, les fleurs s’ouvrent en ce moment et elles sont juste magnifiques ! Vivement que la couronne prenne de l’ampleur…

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Et si vous aussi vous décidez de le planter, soyez certain qu’il fructifiera et portera de délicieuses amandes !  La preuve en image avec les amandes photographiées l’an dernier dans le jardin de mon ami  et voisin Gérard, qui m’en a conseillé la plantation; merci à lui !

Après quelques hésitations et prises de mesures, j’ai finalement opté pour un arbre haute-tige.  Car dans la vie, il ne faut jamais tomber dans le piège de penser petit et se limiter.  Think big !

Le parfum du daphné odorant

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Bois-joli, bois-gentil, c’est ainsi que l’on surnomme Daphne odora aureomarginata, un trésor d’arbuste qui nous permet de passer de l’hiver au printemps. J’étais tellement impatiente de le voir fleurir pour la première fois au jardin !

J’ai en général un peu de mal avec les plantes à feuillage panaché car il y a à boire et à manger. Ici, je l’aime bien car les feuilles vert foncé marginées de jaune le sont très finement.  Tout est dans la légèreté et ce n’est pas trop tape à l’œil.

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Cet arbuste plein de charme est complètement addictif de par son parfum enivrant qui ressemble au jasmin, et ce depuis qu’il est en fleurs il y a environ dix jours au jardin. A chaque passage devant le daphné, on ne peut pas s’empêcher d’admirer ces jolies fleurs rose pâle, puis de fermer les yeux  et respirer ce parfum extraordinaire. Et ce durant plusieurs semaines !

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A terme, il fera un bon mètre en tous sens, mais il faudra faire preuve de patience car sa croissance est très lente.. On le plantera à un endroit abrité des vents hivernaux, à une exposition légèrement à l’ombre.  Et lorsqu’il n’est pas en fleurs, il se fait discret dans le massif avec son feuillage persistant.  Il demande un sol légèrement acide, frais et drainé.

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Attention aux petits enfants et aux animaux car la plante est toxique. Il semblerait qu’il n’est pas évident de le garder longtemps, alors on verra; mais entretemps, je profite de ses belles fleurs rose et de son parfum exceptionnel !

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La vie en rose…

Salix gracilistyla Mount Aso

Salix gracilistyla ‘Mount Aso’. Derrière ce joli nom se cache un saule à grands chatons rose, résultat d’une obtention récente par une grande pépinière au Japon.  Cet arbuste haut en couleurs apporte beaucoup de vie aux massifs en hiver et il fait chavirer les cœurs si on le croise en pépinière.  Ce fut mon cas la semaine dernière !

Salix gracilistyla Mount Aso

Côté chatons,  ils sont grands et bien colorés, d’abord rouge bordeaux au débourrage en février, et virant au fil du temps vers un rose plus tendre, tout duveteux.  Le feuillage apparaîtra plus tard et il n’est pas en reste, puisqu’il affichera un beau jaune orangé pour les couleurs d’automne.  Par contre, il faudra patienter jusqu’en octobre pour cela.

Salix gracilistyla Mount Aso

Très graphique et original, ce petit saule assez ramifié demande un sol humide, mais drainant.  Je viens de le planter dans le jardin d’hiver Fire & Ice car c’est, je pense, dans ce type de massif qu’il pourra le mieux s’exprimer.  Je lui ai choisi un bel endroit, pas trop loin de la pelouse, juste devant la haie vert sombre d’Osmanthus x burkwoodi qui offre un beau contraste aux chatons.  Et heureusement qu’à cet endroit, la terre est un peu moins sableuse qu’ailleurs.

A terme, il atteindra environ 2 mètres de haut. Ce doit être une explosion de couleurs en hiver avec une telle grandeur. On verra avec le temps où tout cela me mène. Il demande une exposition ensoleillée et résiste sans problème à -15°C et même plus.

Salix gracilistyla Mount Aso

On le dit très facile de culture. Au sujet de la taille, il est recommandé de tailler l’arbuste assez court juste après la floraison car les chatons seront plus nombreux sur les jeunes branches.

La belle ‘Anna’s Red’

Je n’aime pas trop le feuillage des hellébores orientaux (car oui, hellébore est masculin).  Je le trouve plutôt coriace et grossier, il faut le couper en hiver car il est souvent atteint de taches noires et cache les fleurs au printemps.  Alors, allons voir ailleurs si le bonheur ne s’y trouve pas !

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Il y a tout juste un an, j’ai planté dans le jardin d’hiver Fire & Ice ce qui dorénavant est devenu mon hellébore préféré : Helleborus ‘Anna’s Red’.  Un petit bijou ! Il n’a que des qualités; je ne lui ai à ce jour trouvé aucun défaut.  Il s’agit d’une obtention de l’Anglais Rodney Davey qui d’après mes lectures, serait commercialisé depuis seulement 2013.  Il s’agit donc d’une obtention très récente !

Autre information collectée à propos de cet hellébore : il s’agit d’une croisement entre H. lividus, H. niger et H. x hybridus.  Pour la petite histoire, le nom ‘Anna’s Red’fait référence à Anna Pavord, journaliste anglaise spécialisée dans le jardinage.

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Parlons tout d’abord de la fleur.  Les boutons sont d’un pourpre bien foncé.  La fleur se tient bien droite et le cœur est bien visible sans devoir se baisser à ras du sol.  Des étamines bien marquées…  Les tiges pourpres et d’une belle hauteur, dépassant du feuillage, sont de toute beauté et forment un joli contraste avec le feuillage.  Concernant la couleur des pétales, il faut avouer que les photos ne rendent pas bien ce côté pourpre et velouté que l’on peut admirer en vrai.  J’aime beaucoup leur forme bien arrondie et il faut bien l’avouer, c’est un magnifique spectacle que de voir la lumière du soleil au travers des pétales.

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Le feuillage est selon moi la cerise sur le gâteau.  Il est d’un très beau vert bleuté mais pas pâle du tout, et surtout nervuré de blanc,  le pétiole étant pourpre également, comme on peut le voir sur la photo ci-dessus.  Je n’ai jusqu’à présent pas remarqué de tache noire sur le feuillage.

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‘Anna’s Red’ a admirablement résisté à la canicule 2018, et malgré cette période difficile survenue à peine 3 mois après la plantation, il est absolument couvert de fleurs en ce moment.  Il aime un sol neutre et drainé.  Il est pour le moment plantée à exposition ensoleillée, ce qui, je pense, n’est vraiment pas idéal vu mon sol relativement sec, mais dans quelques jours, un nouvel arbre sera planté à proximité et va venir lui apporter la mi-ombre dont il a besoin.

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On multipliera ces belles vivaces en divisant les souches juste après la floraison.

Un dernier détail : on se les arrache ! Il n’est donc pas facile de se les procurer car souvent, les pépiniéristes qui les proposent à la vente sont très vite en rupture de stock. Plantés en deux exemplaires au jardin pour assurer une belle présence, vivement qu’ils puissent être divisés et multipliés…

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« Il faut hurler avec les loups, si l’on veut courir avec eux »

Prunus incisa ‘Kojo-no-mai’

Elégance, légèreté et originalité, voici ce que nous offre le Prunus incisa ‘Kojo-no-mai’.  Originaire du Japon, ce splendide petit cerisier mérite une place de choix dans les jardins. Et je me suis donc dit qu’il valait bien un petit article, surtout que la météo plutôt douce permet de continuer les plantations en ce moment.  Ici au jardin, il est planté près de la terrasse pour pouvoir en profiter toute l’année.

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Ce superbe cerisier offre une floraison exubérante généralement assez tôt, en mars, avant l’apparition des feuilles.  Il débourre avec de beaux bourgeons rose bien gonflés, qui s’ouvrent pour laisser apparaître une myriade de toutes petites fleurs blanches avec des reflets légèrement rosés, tout en délicatesse.  Oui, nous sommes bien au Japon !

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Les branches sont fines et nombreuses.  Il devient habituellement un buisson de 2m de hauteur, mais avec le temps et de la taille, il peut devenir un petit arbre de 3 à 4m de haut.  J’aspire à ce que ce soit le cas du mien, planté en 2010 et culminant actuellement à 2m50 environ.  Lorsque l’on dégage le bas des troncs,  on découvre alors une beauté supplémentaire, son port légèrement tortueux.  Je compte bientôt jouer de la cisaille pour faire évoluer la silhouette de mon cerisier ! Sinon, quand il est plus jeune ou qu’on souhaite le laisser en arbuste, il ne demande absolument aucun soin particulier.

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Les fleurs éclosent par milliers et il fait écho à la floraison du magnolia, à l’autre bout de la pelouse.

L’été, son feuillage, constitué de toutes petites feuilles légèrement dentées, est discret de par son vert foncé.  Rien de particulier.  Mais par contre, et c’est bien dommage, je me suis rendue compte que je n’avais pas de photos de son beau feuillage d’automne, de couleur orangée et rouge.

Niveau exigences de plantation, il demande un sol frais, légèrement acide et drainé, et du soleil, mais c’est bien normal puisque c’est un cerisier. Zone de rusticité 5 à 7.

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Nous voici maintenant en hiver, où il dévoile complètement sa ramure originale.  Les branches en forme de zig-zag lui valent son nom ‘incisa’ et ici, je dois avouer que je suis ravie de ma photo sous le givre, qui fait magnifiquement ressortir les branches.

Il ne grandit pas très vite, alors, ne surtout pas tarder pour le planter !

Gleditsia ‘Sunburst’

Il y a depuis ce samedi un nouveau venu dans les massifs de Woodland Walk, et pas n’importe lequel, puisqu’il est l’une des plantations principales de cet endroit : c’est le Gleditsia triacanthos f. inermis ‘Sunburst’ de son nom complet. Inermis car contrairement à d’autres gleditsia, celui-ci est dépourvu d’épines.

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Tout d’abord, quelques mots au sujet de cet arbre. Ce févier est originaire d’Amérique du Nord. Sa ramure bien étalée le rend léger; il ne forme pas de masse de feuilles et c’est pour cette raison entre autres que je l’ai choisi. Autre atout, son feuillage. Ses jeunes feuilles sont petites, composées et très lumineuses car elles sont jaune or avant de virer vers un vert chartreux en été, comme sur cette photo, que j’ai prise à Merriments Gardens en Angleterre en juillet 2013.  Sa ramure est aérienne, légèrement retombante, et c’est vraiment ce qui me plaît chez cet arbre.

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Mais encore fallait-il un beau sujet… Le hasard et beaucoup de chance ont fait que c’est un arbre à trois troncs que j’ai planté.  Idéal pour l’endroit où il a été installé.  J’étais au bout de ma vie pour le traîner jusqu’au trou de plantation et le planter, mais très contente d’avoir pu le faire seule !  Il a été soigné aux petits oignons côté substrat de plantation.

Le gleditsia demande de la place car à terme, il culminera sans problème à 10 ou 12 m de hauteur. Pour la largeur, compter 7 à 8 m…et peut-être plus dans le cas d’un multi-tronc, on verra. Il demande un sol bien drainé et le plein soleil et aura donc sa place dans Woodland Walk, là où l’allée gazonnée se divise.

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Le voilà ouvert, déjà bien imposant car il doit dépasser les 3 mètres de haut!  Je dois encore le fixer au sol par des liens solides, pour ouvrir les troncs, le temps qu’il s’enracine bien.

J’ai lu que sa croissance est plutôt rapide et qu’il supporte bien la taille, une bonne chose pour pouvoir lui donner une belle forme. Je l’ai planté pour qu’il apporte de l’ombre à cette zone et permette à d’autres plantations futures, plus basses, d’être protégées du soleil.

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Pour montrer qu’il est également possible de maintenir le Gleditsia à des dimensions raisonnables, voici l’exemplaire dans le jardin de mon amie Claudine Leclercq ( cliquez ici pour accéder à l’article dédié à ce magnifique jardin) où est effectué un travail régulier de taille.

Vivement le printemps pour que ce nouvel arbre puisse s’exprimer !

Cherry Blossom

Cela fait des mois que j’attends le bon moment pour le planter.  Choisi cet été, il a fallu attendre jusqu’à ce week-end pour me procurer chez Benoît Choteau le cerisier du Japon tant convoité  qui va compléter les plantations du massif Purple Paradize.

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Il s’agit de ‘Fugenzo’, un prunus serrulata à fleurs doubles rose clair et au jeune feuillage cuivré, dont la floraison est plutôt tardive pour un cerisier.  Je l’ai pris en demi-tige, car cette forme conviendra mieux à l’endroit où il a été planté cette semaine.  Sa couronne fera à terme environ 6 mètres de large et il aura la même hauteur.   Je suis donc rentrée à la maison avec un très bel arbre, déjà bien développé, et lui ai offert un trou de plantation bien préparé pour lui donner un maximum de chances de s’épanouir.  Hâte de voir, je l’espère, les premières fleurs au printemps prochain…

Benoît Choteau a eu l’extrême gentillesse de partager l’histoire du nom ‘Fugenzo’, livres à l’appui, une histoire de moine et d’éléphant blanc; mais j’ai malheureusement perdu le texte de cette histoire japonaise car j’ai cassé mon smartphone le lendemain avant de pouvoir lire les extraits des livres que j’avais photographiés…

Dans le nouveau massif Woodland Walk aussi les plantations commencent. En voici une qui fut pour moi un coup de cœur inattendu.  On connaît tous le liquidambar styraciflua ‘Gum Ball’, une variété en boule sur tige.  Sauf que je n’aime pas trop les arbres en boule sur tige (affaire de goût purement personnel) et je me voyais donc mal planter ‘Gum Ball’ au jardin.

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Ce fut par hasard que je suis tombée sur ce ‘Gum Ball’, mais non greffé sur tige, à la pépinière L’Art Zen à deux pas de chez moi.  Ce cultivar a été trouvé dans le Tennessee aux USA. De croissance lente, il aime les situations ensoleillées. Il a cette particularité que la couronne démarre au sol, pour donner une fois adulte, une énorme topiaire bien fournie, d’environ 2 mètres de circonférence.  Une couronne bien verte en été, il est vrai et cela peut-être bien reposant au regard, mais aux couleurs flamboyantes en ce moment, allant de l’orange au pourpre en passant par le rouge.  Un véritable feu d’artifice !

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A bientôt pour la suite 😉

Premières plantations

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Les toutes premières plantations des massifs Woodland Walk et Purple Paradize ont débuté, mais avant de s’y attarder, place d’abord au gazon; car oui, l’herbe est maintenant levée et a déjà bien poussé.  J’ai dû arroser quotidiennement pour garantir la levée vu le temps très sec.  Le tracé des allées se dévoile maintenant, tout en courbes.  J’ai tellement hâte de pouvoir les arpenter…

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Dernière tâche en date effectuée : scalper l’ancienne pelouse pour redessiner le massif à l’arrière du séquoiadendron, l’intégrer à la nouvelle allée et pouvoir planter au fond Acer palmatum ‘Orange Dream’ (déplacé ici car trop exposé aux rayons du soleil à sa place précédente) et, à l’avant-plan, Pittosporum tenuifolium ‘Tom Thumb’.  J’ai en effet tenté la plantation de cet arbuste frileux.

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Il s’agit d’un petit arbuste effectivement légèrement frileux (il est originaire de Nouvelle-Zélande, ceci expliquant cela) et pour cette raison, il est recommandé de le planter en terre drainée.  J’espère qu’il résistera aux hivers à venir; j’ai en tout cas prévu un endroit de plantation abrité des vents froids hivernaux. Planté pour marquer l’entrée de l’allée de gazon longeant la rue, il fera à terme environ un mètre en tous sens.  Détenteur d’un AGM de la RHS, son feuillage est absolument remarquable, avec des reflets métalliques violacés.

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Ulmus hollandica ‘Mme Jacqueline Hillier’  est un superbe orme qui culmine à environ 2m50, de croissance lente, résistant à -20°C, et qui offre par son tronc et ses branches naturellement tordues un spectacle tout à fait particulier.  Et je dois dire que j’ai été sous le charme de l’exemplaire que j’ai trouvé, car son tronc montre déjà de belles torsades.  Patience pour le voir grandir…

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Le long de l’entrée, un conifère va venir couvrir une partie du talus. Il s’agit de Cedrus deodara ‘Feelin’ Blue’, la version naine du cèdre de l’Himalaya. Son port est étalé, et j’adore ses jolies aiguilles bleutées, regroupées en étoiles sur les branches.  Ce conifère ne dépassera pas 1m50 de hauteur, mais va joliment tapisser le sol de ses branches arquées. De croissance plutôt lente, il demande lui aussi une exposition ensoleillée ou à mi-ombre.  Un must au jardin, je l’ai planté à mi-hauteur du talus.

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On traverse maintenant l’allée pour se retrouver dans l’extension du massif Purple Paradize.  C’est là que j’ai planté un chouchou : Parrotia persica ‘Jodrell Bank’.  On connaît les parrotias pour leur tendance à culminer assez haut, à plus de 20 mètres, mais ce cultivar permet d’accueillir un parrotia dans n’importe quel jardin.  Haut d’environ 8 mètres, ‘Jodrell Bank’ a également un port colonnaire.  J’ai pu profiter de ses dernières feuilles aux couleurs automnales au moment de l’achat : de l’orange, du rouge, du jaune, même des reflets violets, vraiment magnifiques.  Il demande une exposition ensoleillée ou légèrement ombrée.  J’ai lu que les parrotias fleurissent en fin d’hiver sur le bois nu, mais je n’ai jamais pu observer cette floraison, alors, patience pour une première, dans quelques mois…

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Dernier élu au jardin à présenter pour ce jour : l’incontournable Rosa glauca.  J’ai choisi ce rosier botanique originaire d’Europe Centrale pour son sublime feuillage bleuté, très intéressant pour les contrastes dans le massif, mais ses petites fleurs simples rose et au cœur blanc sont un atout supplémentaire incontestable de ce joli rosier.  Aperçu à plusieurs reprises dans des jardins visités et détenteur d’un AGM de la RHS, il se devait de rejoindre ce massif.  Il faut lui réserver une belle place au soleil ou à mi-ombre, car il atteint quand même 2m50 de hauteur.  Va-t-il déjà s’exprimer l’an prochain ?

« Tout jardin est d’abord l’apprentissage du temps;

le temps qu’il fait et le temps qui passe. »