Attirances

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Pas de signe visible de l’arrivée de l’automne; les verts sont encore bien présents au jardin.  Pourtant, ça et là, quelques feuilles commencent à tomber; les arbustes en fleurs actuellement ont des floraisons tellement présentes, comme une dernière séance où l’artiste se donne à fond.

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Les roses donnent le maximum d’elles-mêmes, attirant notre regard.  Petit florilège de quelques variétés au jardin : ‘Alden Biesen’ (qui nous gratifiera ensuite d’une magnifique fructification), le délicat ‘Blush Noisette’, ‘Bonica’ (surnommé le rosier du débutant tellement il est facile de culture), ‘Summer Song’ (auquel je tiens beaucoup pour les souvenirs qu’il m’évoque) et ‘Guislaine de Féligonde’ (un grand classique qui se doit d’être planté dans tout jardin).

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En face de la veranda, l’Acer palmatum ‘Marlo’ a poussé de façon extraordinaire cette année, plus que les années précédentes.  Il s’agit d’un érable japonais nain, il a été planté voilà une dizaine d’années et il ne dépasse pas les deux mètres de hauteur environ.

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Son feuillage vu de près est incroyable et vaut toutes les floraisons.  Un sol bien drainé est indispensable pour sa survie.  Il peut voir son feuillage attaqué au printemps par les pucerons; dans ce cas, je passe un coup de jet d’eau puissant sur les branches et on n’en parle plus.

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Les bruyères, Erica darleynsis ‘White Perfection’, débordent de leur place assignée.  Depuis l’an dernier, je les laisse doucement envahir le bord des pavés par endroits et elles ont l’air d’apprécier ce sentiment de semi-liberté.  Elles sont couvertes de boutons floraux, le spectacle sera bien au rendez-vous cet hiver !

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Je crois n’avoir jamais parlé de cette petite merveille, plantée au jardin depuis l’an dernier.  Il s’agit de Daphne transatlantica ‘Eternal Fragrance’.  On le croise de plus en plus en pépinière, tant il a du succès.  Feuillage persistant à la forme élégante assurant une belle structure durant l’hiver, une floraison légère, mais ininterrompue de mai jusqu’en automne (la photo a été prise hier samedi) et des fleurs parfumées.  Pas de taille nécessaire, bref que des atouts pour ce bel arbuste, qui je pense doit être planté à un endroit de passage pour pouvoir en profiter au maximum.

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C’est bien sûr en ce moment l’heure de gloire des asters. On les voit absolument partout.  Je n’en ai pas trop au jardin, juste à quelques endroits pour rehausser certains massifs.

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Les achats d’arbustes et autres végétaux et leur plantation au jardin se poursuivent inlassablement chaque semaine.  Voici un élu de la dernière fournée : Zenobia pulverulenta ‘Blue Sky’, dont il faut quand même dire quelques mots. Sa floraison sous forme de petites clochettes blanches a lieu de mai à juillet, ce qui lui vaut son surnom de muguet en arbre.  Son feuillage est recouvert d’une pruine bleutée et est semi-persistant. Il a l’air délicat et pourtant, on dit qu’il résiste à -20 degrés sans problèmes.  Je l’ai planté juste à l’arrière du rosier ‘Bonica’, formant ainsi une association plutôt romantique.  A planter en sol acide, frais et drainé et impérativement à la mi-ombre.  Il paraît que ses couleurs automnales sont très jolies également, on verra dès lors cela d’ici peu.

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Une autre plantation à épingler en ce moment, certes moins romantique mais plus zen à mes yeux, est celle du Chamaecyparis obtusa ‘Teddy Bear’.   Je ne comprends pas la raison de la dénomination de ce cultivar car sa particularité n’a rien à voir avec les ours en peluche ! Je l’ai croisé par le plus grand des hasards en pépinière et j’ai eu un coup de cœur pour sa ramure fine, légèrement tordue et qui rappelle étrangement les frondes des fougères. Il craint quelque peu la sécheresse du sol; je vais donc devoir veiller à des arrosages réguliers durant ses premières années. Il atteindra plus de deux mètres de hauteur et je pense que ses branches devront être taillées à un moment, tout en douceur, pour préserver la spécificité de sa ramure.  Mais nous n’y sommes pas encore, patience !

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Le jardin peut parfois être comme l’ambre qui emprisonne le temps.  Le souvenir d’une plantation… Le jardin est un véhicule de la nostalgie, une pâtisserie de la vie.

Dites-le avec des fleurs !

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L’été nous tourne le dos depuis quelques jours et la pluie bienfaitrice a enfin daigné apparaître.  Une bonne nouvelle pour le jardin, même si cela met quelque peu à mal l’organisation des séances de jardinage.  Les pots d’arbustes et autres plantes, fruits des récoltes hebdomadaires dans les pépinières et de ma passion chlorophyllienne, s’accumulent; il n’est pas question de se laisser déborder.

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Les floraisons sont toujours bien présentes et les fleurs de mon Heptacodium miconoides, planté en juin dernier, se sont enfin ouvertes.  Cet arbre est venu remplacer un énorme lierre arborescent à l’arrière de la maison, qui devenait plus qu’envahissant et menaçait les plantes voisines.  On peut dire que le parfum de l’heptacodium est une addiction; chaque fois que je passe devant lui, je ne peux m’empêcher de respirer ses pétales.

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Et que dire de l’écorce, qui se desquame en longs lambeaux.  Je vois souvent dans les jardins les lambeaux d’écorces restés en place, ce qui est vraiment très joli.  Je n’ai pas de photos à vous montrer, mais internet apportera la réponse.  Cependant, il existe une variante, comme sur la photo ci-dessus, et je trouve le résultat superbe également.  La photo a été prise en juin dernier dans le jardin des Vieilles Vignes chez Simone Rivaton, au nord de Besançon. Simone pratique un nettoyage annuel de l’écorce pour faire ressortir les stries du tronc et obtenir un aspect plus lisse. Résultat étonnant et magnifique !

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Il y a aussi le camaïeu très intéressant du Weigela coraeensis, ramené tout petit d’Angleterre cet été. Les fleurs s’ouvrent blanches et au fil du temps, virent au rose clair puis au rose bien foncé.  Il semblerait que ce soit une parade de la plante pour attirer les insectes butineurs et indiquer que le nectar est à maturité sur les fleurs plus foncées.

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A terme, l’arbuste devrait atteindre deux bons mètres de hauteur, voire plus, et autant de large. Il a déjà bien grandi en trois mois, et l’an prochain, je tenterai quelques boutures.

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Les asters sont incontournables en ce moment.  Je trouve qu’il y a à boire et à manger au niveau des cultivars et il faut faire de bons choix pour éviter d’avoir une plante qui soit trop sensible à l’oïdium ou qui s’affale lamentablement au sol à la première averse.  Aster novi-belgii ‘Guardsman’ est idéal en bordure de massif car ne dépassant pas 40 ou 50 cm de haut et n’est pas envahissant.

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Les plantations se poursuivent également à l’avant de la maison et notamment dans Woodland Walk, dont les plates-bandes se remplissent petit à petit, même si l’on ne voit pas toujours clairement la différence après plantation vu la surface totale de la zone à aménager.  Mais je ne suis pas pressée, je prends le temps de choisir et rechercher ce que je veux planter.

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Le Clerodendron trichotomum var. fargesii a enfin été planté.  On le surnomme l’arbre de la chance.  En ce moment, ses baies bleues font le spectacle, entourées d’un calice rose vif, le tout sur fond de feuillage vert clair.  Il résiste sans problème à -15 degrés, mais il faut le surveiller durant l’hiver dans ses premières années.

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Quatre cercis viennent d’être plantés, dont celui-ci, Cercis canadensis ‘Merlot’, une obtention récente qui offre ce feuillage très caractéristiques des cercis et de magnifiques couleurs pourprées.  C’est un petit arbre qui atteindra 4 mètres de hauteur environ.  Je me suis appliquée à la plantation pour lui confectionner un support digne de ce nom !

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Last but not least, un premier abelia vient d’être planté au jardin.  J’ai toujours pensé qu’un abelia était frileux, mais il n’en est rien et au final, il faut vraiment le tenter.  Abelia (x) grandiflora est une variété très connue que l’on trouve partout; il offre un feuillage semi-persistant et devrait normalement assurer une belle présence pendant l’hiver s’il est doux.  Mais surtout, une fois la floraison terminée, les calices rose foncé restent en place et  nous gratifient d’un second spectacle.

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Et pendant ce temps-là, l’automne arrive, comme si de rien n’été…

Lumière et couleurs

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En ce moment, c’est aux aurores que le jardin offre le meilleur de lui-même. J’aime particulièrement ce moment. Tôt, sous un ciel bleu, lorsque les rayons du soleil ont franchi les obstacles et viennent enfin frapper les fleurs et feuillages endormis.

La fraîcheur se fait plus présente, matin et soir, et l’on sent que l’on se dirige tout doucement vers l’automne. Le café réchauffe, le chant des oiseaux également.

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On peut dire que l’Hibiscus syriacus ‘Lady Stanley’ fait un pied de nez aux roses également fleurissantes. De loin, ses fleurs doubles ont tendance à nous induire en erreur.

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Des callunes ont été plantées au jardin pour la première fois en mars dernier. Parmi toutes les variétés, il en est une qui à mon avis sort du lot pour sa couleur, et c’est Calluna vulgaris ‘Dark Beauty’. Mon livre avait bien raison. Les plants vont, j’espère, vite se densifier pour former ce coussin qui va se remarquer de loin. Je viens d’en planter une dizaine de pots en plus, en d’autres endroits, tant cette petite bruyère d’été à l’air de se plaire ici.

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C’est au fil de la promenade qu’on peut observer de près le Tricyrtis hirta. Discret de loin, sa beauté arachnéenne capture les rayons solaires. Juste le bon moment pour le photographier.

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Que ce soit via les fleurs d’une vivace ou les inflorescences d’une graminée, des petits points de couleurs envahissent les massifs. Ici, le Thalictrum delavayi ‘Hewitt’s Double’ et le Panicum virgatum ‘Squaw Select’.

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Les plantations automnales ont débuté depuis déjà un moment. Le sol est bien certainement sec, mais il est également sableux et creuser les trous de plantation n’est donc pas mission impossible. Au final, malgré les défis que représente un sol sableux, pauvre et très drainant, je ne voudrais rien changer à mon sol. Je me rends compte que lui et moi nous connaissons finalement très bien, et je sais ce que je peux attendre de lui… ou pas.

Les visites en pépinières s’enchaînent depuis déjà plusieurs semaines. Une soixantaine de nouveaux arbres, arbustes, conifères, et même vivaces et graminées ont déjà trouvé place au jardin ces derniers temps et je poursuis les plantations, semaine après semaine. On en viendrait presque à oublier le spectacle des miscanthus et de leurs panicules accrochant eux aussi les rayons du soleil !

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Toujours égal à lui-même, l’Hylotelephium (anciennement nommé Sedum) ‘Matrona’ reste une valeur sûre, et c’est de nouveau le soleil qui vient mettre en valeur le pourpre de ses tiges.

La boucle est bouclée et l’astre doré nous quitte sur la pointe des pieds. Les journées continuent à décroître; à nous de profiter de ces beaux moments que la nature nous donne.

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« J’ai perdu mon temps : la seule chose importante dans la vie, c’est le jardinage. »

Sigmund Freud

Bricol’ Girl & l’escalier

Il y a tout juste un an, ‘Woodland Walk’ sortait de terre, une renaissance pour cette zone du jardin (voir ici l’article en question).

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C’était en septembre 2018.  Depuis, j’ai bien avancé.  Pose du gazon et du broyat, début des plantations; tout s’est enchaîné, mais un gros poste restait en suspens faute de temps : l’escalier qui devait prendre place sur la gauche de la photo ci-dessus afin de rejoindre l’allée gazonnée.  C’est maintenant chose faite !

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Il a d’abord fallu choisir le matériau. Je voulais un matériau naturel, un peu brut, irrégulier et ce lot de pierres de schiste fut mon coup de cœur.

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Une fois la palette livrée, me voici donc devant un puzzle géant .  Avez-vous déjà réalisé un puzzle ?  le mieux est d’étaler toutes les pièces devant soi afin de faciliter le tri et le choix des pièces durant la réalisation. Il y en a de toutes les dimensions, d’épaisseurs différentes et donc de poids très variables, un challenge une fois la décision prise de réaliser cet escalier seule.

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Les premiers coups de pelle sont donnés.  C’est ici que j’ai le plus galéré.  Tout d’abord, ne pas endommager la gaine électrique qui alimente les réverbères de l’allée.  Mais surtout, dessiner des marches en tenant compte de la pente de l’allée en pavés, du talus en biais, tout en arrivant de façon naturelle et harmonieuse au même niveau que le gazon.  Les conseils que j’ai reçus concernant la mise en œuvre ont été précieux pour arriver à dessiner seule le tracé des marches.  Je pensais devoir construire trois marches pour arriver à hauteur du gazon, mais au final, deux marches pas trop hautes ont été suffisantes.

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Quand je vous parlais de puzzle… Une fois la première marche décaissée, j’ai préféré choisir les pierres une à une et les déposer pour que toutes s’emboîtent parfaitement avant de commencer à les sceller dans le stabilisé.

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C’est parti.  Je reste très concentrée sur mon travail, je vérifie mille fois mes niveaux pour que tout soit le plus droit possible et je garde confiance. Certaines pierres sont très lourdes, je peux à peine les soulever.  Mais… elles ont la forme idéale pour l’endroit, alors, un petit effort Betty !  Les soirées et les week-ends se succèdent; j’avance et je m’octroie quelques pauses pour ne pas trop rêver d’escaliers la nuit !

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Voici la première marche terminée.  C’est bon,  je peux me reconvertir en maçon si nécessaire !  Quelle satisfaction… L’encastrement des pierres me plaît beaucoup.  Je suis plus zen pour aborder la suite du chantier.

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Même exercice pour la seconde marche : réalisation du puzzle sans stabilisé, je retire ensuite les pierres en reconstituant le puzzle sur le côté et je commence à les placer dans le stabilisé.  Stabilisé fait maison, je précise : 1100kg en tout, mélangé avec mes petites mains au fil des séances de travail. Résultat, une tendinite, mais la satisfaction d’un projet réalisé soi-même attend au bout du chemin !

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Le plus dur est maintenant terminé.  Il ne me reste que les nez de marche et le côté droit à maçonner.

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Tout est maintenant rejointoyé.  C’est fou la quantité de béton nécessaire à cette étape, qui s’est avérée bien plus longue que ce à quoi je m’attendais.

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La touche finale : découper les bords du gazon pour redessiner l’allée et obtenir une continuité avec l’escalier.

Je ne vais pas cacher que je suis hyper satisfaite de mon travail et j’adore le style !  Il y a encore deux escaliers à réaliser ailleurs au jardin, il reste beaucoup de pierres de schiste non utilisées, ces projets seront pour 2020.  Car pour l’heure, place aux plantations qui se poursuivent sans relâche !

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Quand quelqu’un vous dit que quelque chose est impossible, rappelez-vous qu’il parle de ses limites, pas des vôtres…

Allium ‘Millenium’

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Nous connaissons tous les ails d’ornement ‘Purple Sensation’ et autres cultivars qui fleurissent en mai dans nos jardins.  Ce fut donc une agréable surprise de découvrir en juillet dernier des ails fleurissant au milieu de l’été, lors de la visite de ce superbe jardin, réalisé par le célèbre designer hollandais Piet Oudolf et situé à l’arrière de la galerie d’art contemporain Hauser & Wirth dans le Somerset en Angleterre.

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Plantés en grand nombre dans différents massifs du jardin, ils apportent indéniablement  beaucoup de fraîcheur dans les associations.  Il s’agit ici du cultivar Allium tanguticum ‘Summer Beauty’, qui assure un floribondité incroyable pendant plus d’un mois. Quel contraste aussi à côté de ces graminées…

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Le hasard a fait que je viens de croiser en pépinière non pas ‘Summer Beauty’, mais un autre ail très similaire, Allium ‘Millenium’.  Je n’ai pas réfléchi deux secondes… les pots ont été emportés pour être installés au jardin.

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Allium ‘Millenium’ est une obtention américaine commercialisée en l’an 2000.  Il ne se présente pas sous forme de bulbe à planter à proprement parler; il s’agit en fait d’une vivace en touffe composée de rhizomes bulbeux qui s’étendent mais de façon bien compacte, un peu comme un tulbaghia ou une ciboulette.

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Cet ail ne va pas se ressemer, comme le ferait par exemple ‘Purple Sensation’, car ses fleurs sont stériles.  Petit à petit, la touffe s’étend et on peut ensuite la diviser. Résistant à la sécheresse et totalement rustique sous notre climat belge, Allium ‘Millenium’ est à planter en plein soleil dans un sol bien drainé; les sols détrempés en hiver sont à proscrire.  Dernier détail, la fleur attire les insectes butineurs, si précieux pour nos jardins !

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Du bleu au jardin

Le hasard a voulu que Carol Klein présente hier soir dans l’émission ‘Gardener’s World’ une séquence sur le bleu au jardin.  Une couleur parmi les moins répandues, dit-elle, en tous cas pour les floraisons, car au niveau des feuillages, le bleu est plutôt bien représenté.

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Mes photos bleues étaient déjà prêtes, et parmi elles un superbe arbuste actuellement en fleurs (bleues !) : Vitex agnus castus f. latifolia. Il est couvert de ses inflorescences, qui attirent les abeilles, et se remarquent de loin. La variété latifolia est plus résistante au froid que le type et le bleu des fleurs est plus soutenu.  Mieux vaut le savoir avant d’acheter son vitex.

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Planté en automne dernier, il a passé sans problème son premier hiver, qui était doux avec un minima de seulement -7 degrés, il faut l’avouer.  Il devrait bien s’étoffer pour atteindre de 2 à 3 mètres en tous sens, et former un joli fond au rosier ‘Betty Smile’, cadeau de mon ami Gérard.

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Petite digression vers le rosier, dont la floraison est continue et généreuse et le feuillage on ne peut plus sain ! Mais retour au vitex…

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On voit bien ici le feuillage, qui n’a absolument pas faibli face à la canicule et aux exceptionnels 39 degrés que l’on a connus.  L’arbuste a très bien résisté à la sécheresse estivale. A planter idéalement en sol drainant et à exposition ensoleillée.

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Place maintenant au feuillage bleuté de Salix purpurea ‘Nancy Saunders’.  Un coup de cœur en pépinière pour le contraste entre un feuillage bleu, fin et élégant et le pourpre bien marqué des tiges.  Il a déjà bien prospéré et atteint environ un mètre de haut en à peine quelques mois.  A terme, il devrait culminer à environ 3 mètres de haut.  Planté en mai dernier, je n’ai pas encore pu profiter de ses châtons.  Ce saule accepte également des périodes de sécheresse et tout comme le vitex, son feuillage a bien résisté cet été.

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Et puis, il y a le chouchou bleu, un arbre que je trouve incroyable quand je le vois s’installer au jardin, un cadeau qui m’a été fait ce printemps : Eucalyptus urnigera.

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Son feuillage fait bien sûr penser à celui que l’on trouve chez les fleuristes.  C’est le feuillage juvénile, rond, d’un bleu acier, mais tout cela va évoluer car avec l’âge, les feuilles vont s’allonger pour devenir lancéolées, et devenir plus glauques.  Attention, ce n’est pas un arbre pour les tous petits jardins puisqu’il est annoncé pour une hauteur adulte de 10 à 15 mètres.  Les eucalyptus offrent aussi une superbe écorce, blanche quand l’arbre est jeune, mais il faudra faire preuve de patience pour l’observer car mon exemplaire doit d’abord bien grandir.

Originaire de Tasmanie, il résiste néanmoins bien à nos hivers puisqu’on le dit rustique jusque -10 à -13 degrés et il peut supporter sans problème de longues périodes de sécheresse, une fois bien établi. Un argument auquel nous sommes tous de plus en plus sensibles, quand on voit les quantités minimes de pluie que nos jardins reçoivent…

Les noces pourpres

Au-delà de l’allusion évidente au chef-d’oeuvre de George Martin, qui était bien trop tentante à faire ici, les noces pourpres sont également un clin d’œil aux mariages de couleurs qui se font au jardin, dont un est à épingler en ce moment.

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Le Crocosmia x crocosmiiflora ‘Columbus’ est un incontournable pour la couleur de ses sépales, bien visibles à la base des bourgeons floraux.

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Ceux-ci sont d’un splendide pourpre violacé et s’ouvrent pour laisser apparaître des pétales d’un jaune très profond, légèrement orangé.  Tous ces détails rendent la fleur tellement belle à mes yeux.

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Le crocosmia demande un sol bien drainé, au risque de disparaître en hiver, ainsi qu’une exposition ensoleillée.  La floraison intervient également à un moment où il y a un peu moins de fleurs présentes au jardin et il y en a donc toute une collection au jardin.

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Pour l’accompagner, voici le Sedum  (que l’on nomme maintenant Hylotelephium) ‘Oriental Dancer’.

Ramené d’Angleterre l’an dernier, il m’a immédiatement attirée à la pépinière.  il s’agit d’une obtention hollandaise toute récente, de 2016. Ce sedum est juste fantastique.  Comparé à ‘Purple Emperor’, il a un port plus bas, plus branchu, ses inflorescences sont très ramifiées et ses tonalités sont plus bleutées.

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Depuis l’an dernier, il a bien prospéré et a confirmé toutes ses qualités.  Hâte de voir les fleurs s’ouvrir à l’automne prochain.  On dit sa floraison longue, c’est tout bonus pour les insectes butineurs !

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Pas tout à fait pourpre, mais il en vaut la peine quand même ! Un petit arbuste qui ne passe pas inaperçu est le Berberis thunbergii ‘Admiration’.  Ses feuilles sont bordées de jaune, une splendeur.  Il s’agit d’une variété naine puisqu’il dépasse à peine 50 cm en tous sens et de plus, il grandit lentement.  Idéal donc pour être planté à l’avant des massifs, en plusieurs exemplaires, il apporte de la couleur sans demander l’entretien que réclament des vivaces.    C’est sa troisième année au jardin et je n’ai pas encore dû le tailler.  Il reste bien compact et peu encombrant.

Une exposition au soleil accentuera le contraste des couleurs du feuillage.  S’il est placé trop à l’ombre, il va immanquablement virer quelque peu au vert.  D’ailleurs, on peut le remarquer en écartant les branches d’un arbuste en situation ensoleillée car les feuilles cachées sont plutôt vertes.

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Pour l’accompagner, le tout simple Crocosmia x crocosmiiflora ‘Canary Bird’.  Des fleurs moins orangées que ‘Columbus’, mais bien assorties au liseré du berbéris.

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« Une mauvaise herbe est une plante qui a maîtrisé toutes les techniques de survie, excepté celle de s’aligner dans les rangs. Soyez une mauvaise herbe. »

Les bruyères d’Irlande

L’été serait-il une saison inappropriée pour parler de bruyères, dont nous associons plus la floraison à l’hiver ou au printemps ?  Détrompez-vous, il y en a pour toutes les saisons et quelques bruyères d’été, en fleurs actuellement, sont venues rejoindre le jardin.

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Les stars du moment, plutôt méconnues, sont les jolies bruyères d’Irlande, les Daboecia.  Offrant d’élégantes clochettes bien grandes et culminant en haut des tiges, on ne peut rester insensible en ce mois de juillet à leur floraison vive, qui perdure tout l’été et attire de nombreux insectes butineurs.

On rencontre peu les Daboecia dans les pépinières belges et c’est vraiment dommage.  Si l’on croise des bruyères, ce sont en général les inévitables Erica et très souvent toujours les mêmes cultivars.

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Je les ai récemment admirées à Glendurgan, un jardin situé dans les Cornouailles, où les Daboecia explosent en ce moment; j’en ai ramené quelques-unes, en attente de plantation dès que la canicule sera terminée.  Pour l’instant, il faudra se contenter de ces quelques photos.

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Daboecia cantabrica ‘Vanessa’ d’un violet lumineux, fleurissant de juin à août, est une variété classique parmi les Daboecia.

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Daboecia cantabrica ‘Pinky Perky’ : un superbe rose, en camaïeu, qui va faire écho au violet de ‘Vanessa’ et qui fleurit de juin à septembre.  ‘Pinky Perky’ est un cultivar récent d’obtention anglaise, millésime 2016.

Comme toutes les bruyères, les Daboecia demandent un sol sableux, légèrement acide et drainant.  Une exposition au soleil est nécessaire pour les voir bien fleurir, mais elles tolèrent une ombre légère.

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Supportant -10 degrés sans problème (on les annonce comme étant de zone 7 à 9), leur feuillage est bien sûr persistant, plus léger que les Erica et le revers des feuilles est d’un joli gris argenté.

Quant aux livres sur les bruyères, il me semble qu’ils se font plutôt rares.

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Je n’ai jamais trouvé de livre en français sur le sujet, mais heureusement, la littérature anglaise vient combler ce vide avec ‘Gardening with Hardy Heathers’ de David Small & Ella May T. Wulff.  Un livre très complet sur le genre, passant en revue beaucoup de cultivars et détaillant culture, multiplication, plantes pour les accompagner; bref, un livre de référence sur les bruyères rustiques, ces plantes sans souci qui mériteraient une présence plus marquée dans les jardins qui peuvent les accueillir.  Et en ce jour de record de température, celles déjà présentes au jardin ont gardé fière allure !

Zoom sur…

… les jeux de lumière de Monsieur Soleil à travers les fleurs et les feuillages, ce matin au jardin. Cette transparence sublime les végétaux; elle les rend si fragiles, et en même temps si présents.

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L’Acer palmatum ‘Tsuma-Gaki’ est depuis déjà sept années au jardin. Acheté tout petit, il commence à bien s’exprimer. Telles des mains manucurées aux ongles vernis rouges, ses feuilles sont de toute beauté en ce moment.

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Le feuillage de Rhus thyphina ‘Tiger Eyes’ débourre lentement. Avez-vous déjà remarqué cette couleur framboise écrasée sur les tiges des jeunes pousses ?

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Le Géranium ‘Sabani Blue’ aux pétales veinés de violet se fait remarquer dans le massif Purple Paradize. Il apporte du peps et on le voit de loin. Un bleu facile à associer car une fois au soleil, ce sont ses nuances violettes qui ressortent.

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Voici un de mes arbustes préférés du moment. Calycanthus raulstonii ‘Hartlage Wine’ est couvert de fleurs cette année. Il débute sa troisième année au jardin. Il grandi relativement vite et il vaut mieux le placer à mi-ombre pour pouvoir profiter au mieux de ses incroyables nuances pourprées.

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A l’inverse de la plupart de ses congénères, Hosta ‘Paul’s Glory’ est une variété qui résiste assez bien aux rayons du soleil. Néanmoins, avec les étés intenses que l’on connaît et qui ont tendance à brûler son feuillage, je l’ai déménagé ce printemps à mi-ombre, devant l’Acer palmatum ‘Orange Dream’, où il est encore plus opulent. Attention, c’est un grand gabarit, je le monterai en entier dans une prochaine note.

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Ma photo préférée de la journée. Cotinus x dummeri ‘Grace’ et ses feuilles flamboyantes, pleines de nuances… Que dire de plus… Rien, juste plonger du regard…

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Son parfum intense et raffiné m’emporte à chaque fois. Syringa ‘Josée’ a un port en boule, très fourni, qui donne à l’arbuste des allures de topiaire. Mais rien que ses fleurs et son parfum suffisent pour décider de le planter. En deux exemplaires au jardin, car quand on aime, on ne compte pas !

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Picea abies ‘Pusch’ est un must au jardin, je le répète. Ses fleurs rouges sont une véritable curiosité et contrastent bien avec les jeunes aiguilles vert tendre. Il se fait plus discret en été, mais avec l’automne apparaissent de très jolis petits cônes, que je garde à la maison, tant ils sont de forme parfaite, bien serrés. Un petit cadeau hivernal que nous laisse la nature…

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« Si tu es trop fatigué pour parler, alors assieds-toi à côté de moi car je parle aussi couramment le silence. »

R. Arnold

Halesia carolina

Premier mai oblige, les clochettes de muguet étaient de sortie hier. Blanches majoritairement, même s’il en existe de magnifiques de couleur rose.

Mais revenons aux clochettes blanches. Faute de muguet au jardin – et oui, cela existe – j’ai planté cette semaine ce qu’on appelle l’arbre aux clochettes d’argent (ou encore perce-neige en arbre), de son petit nom Halesia carolina.

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Originaire du sud-est des Etats-Unis, d’où son nom, il s’agit d’un grand arbuste qui se pare de jolies clochettes blanches en ce moment. Il grandit assez vite et demande exactement ce que je lui offre, à savoir un sol drainé mais frais, légèrement acide et une situation ensoleillée à mi-ombragée. Il devrait se plaire au jardin.

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Les boutons floraux d’un rose pêche virent au blanc pur en s’ouvrant et apparaissent en même temps que le jeune feuillage vert tendre. La floraison est assez spectaculaire et donnera par la suite des fruits verts ailés, que je vais donc découvrir un peu plus tard.

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Il va à terme former un grand arbuste d’environ 6 mètres de haut, je l’espère en tout cas ! L’halesia est très rustique (zone 7) et ne nécessite pas vraiment de taille. Petite mention au passage pour la couleur brun chocolat de ses branches, qui tranche bien avec la floraison. Tiens, une intruse s’est glissée dans la photo…

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A proximité de l’halesia, les cerinthes sont en fleurs en ce moment. Cerinthe major purpurascens est une annuelle qui se ressème spontanément au jardin. J’adore sa couleur bleu métallique. Je la laisse mener sa vie dans le massif Purple Paradize et elle y revient, année après année, mais discrètement, sans m’envahir.