Il y a tout juste un an, ‘Woodland Walk’ sortait de terre, une renaissance pour cette zone du jardin (voir ici l’article en question).

C’était en septembre 2018. Depuis, j’ai bien avancé. Pose du gazon et du broyat, début des plantations; tout s’est enchaîné, mais un gros poste restait en suspens faute de temps : l’escalier qui devait prendre place sur la gauche de la photo ci-dessus afin de rejoindre l’allée gazonnée. C’est maintenant chose faite !

Il a d’abord fallu choisir le matériau. Je voulais un matériau naturel, un peu brut, irrégulier et ce lot de pierres de schiste fut mon coup de cœur.

Une fois la palette livrée, me voici donc devant un puzzle géant . Avez-vous déjà réalisé un puzzle ? le mieux est d’étaler toutes les pièces devant soi afin de faciliter le tri et le choix des pièces durant la réalisation. Il y en a de toutes les dimensions, d’épaisseurs différentes et donc de poids très variables, un challenge une fois la décision prise de réaliser cet escalier seule.

Les premiers coups de pelle sont donnés. C’est ici que j’ai le plus galéré. Tout d’abord, ne pas endommager la gaine électrique qui alimente les réverbères de l’allée. Mais surtout, dessiner des marches en tenant compte de la pente de l’allée en pavés, du talus en biais, tout en arrivant de façon naturelle et harmonieuse au même niveau que le gazon. Les conseils que j’ai reçus concernant la mise en œuvre ont été précieux pour arriver à dessiner seule le tracé des marches. Je pensais devoir construire trois marches pour arriver à hauteur du gazon, mais au final, deux marches pas trop hautes ont été suffisantes.

Quand je vous parlais de puzzle… Une fois la première marche décaissée, j’ai préféré choisir les pierres une à une et les déposer pour que toutes s’emboîtent parfaitement avant de commencer à les sceller dans le stabilisé.

C’est parti. Je reste très concentrée sur mon travail, je vérifie mille fois mes niveaux pour que tout soit le plus droit possible et je garde confiance. Certaines pierres sont très lourdes, je peux à peine les soulever. Mais… elles ont la forme idéale pour l’endroit, alors, un petit effort Betty ! Les soirées et les week-ends se succèdent; j’avance et je m’octroie quelques pauses pour ne pas trop rêver d’escaliers la nuit !

Voici la première marche terminée. C’est bon, je peux me reconvertir en maçon si nécessaire ! Quelle satisfaction… L’encastrement des pierres me plaît beaucoup. Je suis plus zen pour aborder la suite du chantier.

Même exercice pour la seconde marche : réalisation du puzzle sans stabilisé, je retire ensuite les pierres en reconstituant le puzzle sur le côté et je commence à les placer dans le stabilisé. Stabilisé fait maison, je précise : 1100kg en tout, mélangé avec mes petites mains au fil des séances de travail. Résultat, une tendinite, mais la satisfaction d’un projet réalisé soi-même attend au bout du chemin !

Le plus dur est maintenant terminé. Il ne me reste que les nez de marche et le côté droit à maçonner.

Tout est maintenant rejointoyé. C’est fou la quantité de béton nécessaire à cette étape, qui s’est avérée bien plus longue que ce à quoi je m’attendais.

La touche finale : découper les bords du gazon pour redessiner l’allée et obtenir une continuité avec l’escalier.
Je ne vais pas cacher que je suis hyper satisfaite de mon travail et j’adore le style ! Il y a encore deux escaliers à réaliser ailleurs au jardin, il reste beaucoup de pierres de schiste non utilisées, ces projets seront pour 2020. Car pour l’heure, place aux plantations qui se poursuivent sans relâche !
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